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Diminuez vos dépenses courante en vous projetant dans le futur.

Diminuez vos dépenses courante en vous projetant dans le futur.

Il n’est pas toujours facile de se rendre compte de l’impact de nos dépenses sur notre futur. Un petit croissant par ci, un restaurant par là, un abonnement à la salle de sport, une nouvelle voiture…

Plus une dépense est fréquente, moins on n’y fait attention, tous les petits rituels quotidiens sont bien ancrés dans notre budget, le petit café à un euro tous les matins ne semblent pas bien gros, le nouveau crédit auto revient à 10 euros de plus que l’ancien, et tous les vendredis, on se fait une soirée pizzeria.

Ces habitudes s’acquièrent très vite, l’humain aime le confort, il aime ce qui lui procure du plaisir et il aime la redondance. Par-dessus tout, il est très mauvais pour se projeter dans le futur et préfère les gratifications instantanées.

Le problème, c’est que nous, on cherche à devenir indépendants financièrement, et pour ça, on doit mettre un maximum de côté, et donc on doit rompre avec nos habitudes.

On a déjà parlé de petits exercices permettant de se rendre compte de notre situation, mais j’ai une astuce encore plus simple à vous partager.

Vous vous rappelez des intérêts composés ? Une usine à générer de l’argent sans la moindre action de votre part, chaque mois, votre capital produit des intérêts qui produiront eux même des intérêts pour le mois suivant, et ce, sans interruptions.

À chaque dépense que vous faites, c’est un euro de moins qui produira de l’intérêt, et donc une difficulté supplémentaire sur votre chemin. Et on l’a vu, chaque euro économisé vous rapproche de plus en plus vite de votre indépendance.

Voici 4 multiplicateurs à connaitre qui vont vous permettre de vous projeter facilement dans le futur, et que vous pourrez appliquer à toutes vos dépenses.

En admettant un taux d’intérêt de 7 % par an et une période de 10 ans :

  • Une dépense unique : x1.97 : exemple, vous achetez une piscine 10 000 euros, vous auriez pu avoir 197 00 euros au bout de 10 ans. (mais pas de piscine 🙂 )
  • Une dépense mensuelle : x173. Si vous baissez votre facture de téléphone de 10 euros par mois, vous aurez fait une économie totale au bout de 10 ans de 1730 euros. (soit 530 euros d’intérêts)
  • Une dépense hebdomadaire : x752. Une sortie pizzeria pour 25 euros chaque semaine, c’Est 18 800 euros que vous auriez pu avoir au bout de 10 ans, au lieu de ça vous aurez dépensé 13 000 euros.
  • Enfin une dépense journalière : x5 285. Un euro dépensé par jour, c’est 5 285 euros que vous n’aurez pas dans 10 ans. D’ailleurs, si vous calculez les intérêts générés pour la onzième année, vous pouvez voir que c’est presque 1 euro par jour qui est généré, vos cafés garanties pour le reste de votre vie.

Retenez ces multiplicateurs, et appliquez à chaque achat, vous ne vous direz plus jamais qu’un produit est seulement 10 euros plus chers, il vous coûte en vérité beaucoup plus que cela.

Vous pouvez dès à présent utiliser ces 4 nombres et les appliquer à vos dépenses courantes, chercher un nouveau forfait téléphonique, appelez votre banque pour diminuer vos frais ou renégocier votre crédit auto ou immobilier, faites vous-même votre café ou votre repas du midi…

Projetez-vous un maximum sur le long terme quand vous faites la moindre dépense, cela vous aidera à diminuer les achats impulsifs et vous regretterez moins vos achats. Votre vous dans 10 ans vous remerciera !

Dans combien de temps prendrez vous votre retraite ?

Dans combien de temps prendrez vous votre retraite ?

Combien de temps me reste-t-il avant la retraite ? Pour une personne lambda, c’est le temps qu’il reste avant sa soixantaine, mais pour nous qui sommes sur la route de l’indépendance, est-ce bien raisonnable d’attendre tout ce temps ?

Tout d’abord, rappelons que pour être indépendant financièrement, il faut commencer par épargner. Cette épargne va générer passivement du profit, et au bout d’un certain temps, ces profits égaleront vos dépenses, vous serez alors bon pour prendre votre retraite.

Maintenant, combien de temps faut-il pour accumuler ce capital ?

Pour savoir cela il faut faire quelques maths. Je vais épargner ceux qui n’apprécient pas les mathématiques plus que cela en donnant directement les résultats des calculs dans un joli tableau. Pour les autres, je vais joindre un fichier Excel contenant tout ce qu’il faut savoir

Mais pour vulgariser, nous avons dit plus haut que nos dépenses futures doivent être équivalente à 4% de notre capital au maximum. Nous savons que nos dépenses actuelles correspondent à nos revenus moins notre épargne. Enfin nous devons assumer que nos dépenses futures seront les mêmes que nos dépenses actuelles (ajustées pour l’inflation).

Pour avoir notre capital à terme, il existe deux formules qui permettent de connaître le capital accumulé grâce aux intérêts composés. Une formule qui nous permet de connaître les intérêts sur un capital initial (que nous assumerons être 0 dans notre exemple), et une sans capital initial mais avec des versements réguliers. Comme ces deux formules ont pour variable le temps, il nous est possible de savoir combien de temps il a fallu pour accumuler un certain capital.

A partir de là, nous avons tout ce qu’il nous faut pour créer cette magnifique courbe :

Graphique représentant le temps avant de pouvoir prendre sa retraite en fonction de la part du salaire épargné.

Nous avons affaire ici à une courbe logarithmique, ce qui veut dire que gagner des années sera bien plus facile si vous partez de 0 que si vous partez d’un ratio d’épargne de 50%.

Pour construire la courbe, j’ai assumé les choses suivantes :

  1. Vous ne retirerez au maximum que 4% de votre capital.
  2. Vous ne touchez qu’au profit et pas au capital, ce qui veut dire que votre capital progresse plus que votre retraite. Ici j’ai assumé 5%, ce qui correspond à un taux moyen atteignable sur du long terme. Cela vous laissera une marge de sécurité de plus en plus grande au fil des années.
  3. Vos dépenses actuelles équivalent vos dépenses future, ajustées de l’inflation.

 

Étalons maintenant tout cela dans un tableau :

Taux d'épargneTemps avec un rendement de 5%
5%65,77
10%51,35
15%42,83
20%36,72
25%31,94
30%27,98
35%24,60
40%21,64
45%19,01
50%16,62
55%14,44
60%12,42
65%10,55
70%8,79
75%7,14
80%5,57
85%4,09
90%2,67
95%1,31
100%0,00

Et voilà ! Vous avez votre réponse. Si vous voulez prendre votre retraite dans 10 ans, vous devrez vivre avec environ 35% de vos revenus et épargner le reste.

Remarquez également le nombre d’année que vous pouvez gagner en faisant peu d’effort, dans le haut du tableau. En abandonnant un abonnement de téléphone trop coûteux ou en diminuant ses sorties, c’est plusieurs années que vous gagnerez instantanément. Et c’est d’autant plus intéressant pour ceux d’entre vous qui ont des revenus bas, car logarithme oblige, les progrès sont plus rapides en début de tableau qu’en fin, et atteindre les 30% c’est potentiellement gagner 10 a 14 ans sur l’âge légal de départ la retraite!

Enfin, vous devez vous rendre compte qu’il est bien plus avantageux de réduire ses dépenses que d’augmenter ses revenus. En effet, si augmenter vos revenus vous permet d’épargner plus, diminuer vos dépenses vous garantit d’épargner plus, et en plus, vous demandera d’accumuler moins de capital pour atteindre votre objectif.

Pour ma part, mon objectif est à 65%, et en septembre 2016 j’ai atteint le pallier des 50%. Encore 15 points à grappiller petit à petit !

Alors allez-y, imprimez le tableau et la courbe, attachez les au-dessus de votre lit/bureau/frigo, et mettez-vous en route. Si vous partez de rien, faites les efforts nécessaires pour atteindre 5%, puis augmentez au fur et à mesure. N’hésitez pas à me faire part d’où vous en êtes, et quels objectifs vous vous donnez.

Le temps c’est de l’argent !

Le temps c’est de l’argent !

Vous avez déjà eu un avant goût de ce que représente réellement l’argent dans l’article précédent : l’argent et vous, je vous propose maintenant de découvrir un aspect de l’argent qui vous est sans doute plus familier.
Comme je sais que vous aimez gambader sur le petit chemin de l’intelligence financière, nous allons donc continuer à parler de votre argent, et nous intéresser à l’adage « le temps c’est de l’argent ». Tout le monde connait cette expression, et vous avez sans doute déjà prononcé ces mots en tapotant le cadran de votre montre ou de votre Smartphone.

Le temps c’est de l’argent

Cette expression qui nous viendrait de Benjamin Franklin nous rappelle que le temps bien utilisé permet de réaliser des profits, alors qu’un gaspillage de temps nous amène des pertes.

Aujourd’hui nous allons prendre le problème à l’envers. Loin de moi l’idée de dire que le temps ce n’est pas de l’argent, mais je veux vous ouvrir une nouvelle façon de voir l’argent :

L’argent c’est du temps.

Rien de bien révolutionnaire ici, nous avons juste inversé la formule : le temps correctement investit nous fait gagner de l’argent, mais l’argent nous fait aussi gagner du temps. Pour cela on peut investir dans des outils, une voiture, un jardinier, etc… mais aussi dans des loisirs, des vacances, et bien sûr, notre retraite. Quelqu’un avec suffisamment d’argent a tout le temps qu’il souhaite pour faire ce qu’il veut, il n’est limité que par les contraintes physiques. Quelqu’un qui manque d’argent va, lui, au contraire, manquer de temps car il va devoir échanger son temps contre de l’argent, et donc ne pas pouvoir disposer de ce temps à sa convenance.

Si le temps c’est de l’argent et vice et versa, il est donc assez simple de convertir vulgairement l’un à l’autre. Vous le faîtes déjà, car vous connaissez votre salaire horaire, vous savez donc qu’en travaillant au SMIC (7,39€ net) pendant 35h par semaine vous rapporte environ 1120€ par mois (151h et des poussières).

En général nous allons travailler 5 jours par semaine, et échanger une partie de l’argent que nous avons gagné pour nous divertir le weekend, nous pouvons alors profiter de notre temps pour faire ce que l’on aime (aller au cinéma, manger au restaurant, etc…).

Le salaire net et le salaire réel

Si le temps de travail normal à temps plein est censé être de 35h, il n’est pas rare que pour une raison X ou Y, on soit amené à travailler en fait un peu plus longtemps, d’après une étude du ministère de l’emploi les salariés à temps complet on travaillé en moyenne 39,5h par semaine en 2011.

Si nous travaillons en fait 39,5h par semaine en moyenne, notre salaire horaire n’est plus de 7,39€ de l’heure, mais de 6,55€ de l’heure.

Bien entendu c’est à balancer avec bien d’autre facteur, notamment le nombre de jours de congés payés qui sont du salaire différé, ce qui aura tendance à faire diminuer le chiffre.

Mais quand même vous avez compris la logique : plus je passe du temps à mon travail, moins mon salaire horaire est élevé. C’est ici que nous allons donc introduire la différence entre le salaire net et le salaire réel.

Le salaire réel est votre salaire net en prenant en compte tout le temps que vous investissez effectivement pour faire votre travail, cela comprend donc votre temps de travail normal plus entre autre le temps que vous mettez à vous rendre au travail.

Si vous passez 30 minutes dans les transports chaque jour, et que vous travaillez effectivement 35h par semaine, vous avez investit en fait 37,5h de votre temps simplement pour effectuer votre travail et votre salaire horaire vient donc de perdre quelques centimes.

Mais ce n’est pas tout, parce qu’en plus du temps que nous investissons dans notre travail, nous devons également prendre en compte l’argent investit dans notre travail. Cela pourrait vous étonner de prime abord, mais vous dépensez sans doute plus d’argent que vous ne le pensez pour votre travail : Vous achetez peut être votre nourriture si vous n’avez pas de ticket restaurant, vous payez vos frais de déplacement de chez vous à votre travail (essence + assurance + entretien du véhicule), vous devez acheter des vêtements studieux, et peut être même parfois acheter des médicaments à cause du stress et de la fatigue. Tout cela vous coûte de l’argent et ne fait que diminuer votre salaire réel. Inutile de chercher plus loin ou passe la plupart de votre temps et de votre argent, il se peut qu’il passe tout simplement dans votre travail !

Un petit exercice s’impose, calculez dès maintenant votre salaire réel, soyez aussi précis que vous le souhaitez, vous pouvez calculer le nombre d’heures totales travaillées dans une année, auquel vous allez ajouter votre temps de transport et le temps passé à acheter des vêtements. Ensuite calculez votre salaire net sur toute l’année, et retranchez-y tous les achats que vous avez fait pour votre travail, enfin, divisez le temps total par le salaire total, vous avez votre salaire réel.

Attention, il ne s’agit pas ici de vous faire du mal en voyant un salaire réel trop bas, ni non plus de gonfler les chiffres en y ajoutant des dépenses pas essentiellement lié à votre travail. Soyez honnête avec vous-même ! Calculer  votre salaire réel va vous aider à mieux comprendre votre situation.

La valeur du temps

Avant de continuer, soufflez un bon coup.

Vous avez calculé votre salaire réel, peut être que la première estimation est loin de la vérité, mais ce n’est pas bien grave, vous allez affiner ce chiffre plus le temps passe.

Je vous ai dis plus haut que l’argent c’est du temps, et grâce à votre salaire réel, vous pouvez maintenant savoir combien de temps de votre vie vous coûte chaque dépense que vous faîtes, mais également, combien de temps vous gagnez avec chaque économie.

Si mon salaire réel est de 6€ de l’heure, alors, un iPad à 600€ s’échange contre 100h de ma vie. Est-ce que vous souhaitez toujours acheter un iPad en sachant qu’il vous faudra travailler 100h pour vous le payer ? Ne préférez-vous pas investir votre temps dans autre chose que dans un iPad ?

Peut-être que vous avez envie d’un iPad, dans ce cas là, travailler 100h pour l’obtenir vous paraîtra peut être normal, et si vous ne regrettez pas votre achat, alors vous aurez fait un bon investissement. Si par contre vous avez acheté un iPad sans trop de conviction et qu’il termine dans un placard, alors vous avez probablement fait don de 100h de votre temps à Apple.

N’oubliez jamais que lorsque vous achetez à manger, un livre ou un iPad, vous avez échangé du temps de votre vie contre un produit de première nécessité, un produit de confort ou un produit de luxe.

Rappelez vous que nous sommes sur la route de l’indépendance financière, nous voulons atteindre cette indépendance le plus vite possible afin de nous libérer des contraintes qu’amènent le manque d’argent et donc la perte de temps. Nous voulons à défaut de pouvoir récupérer notre temps, économiser le temps qu’il nous reste, et l’utiliser pour faire ce que nous voulons.

Et donc le nouvel exercice sur lequel vous allez travailler va être simple et devrait vous paraître tout à fait logique après l’explication précédente : vous allez devoir gagner du temps.

Premièrement, je vous conseille de reprendre votre tableau de dépenses et d’y inscrire quelque par votre salaire réel, et de convertir toute vos dépenses en heure de travail au salaire réel : 60€ de courses, c’est 10h de travail à 6€.

Une fois fait, vous allez indiquer pour chaque dépense un petit symbole à côté illustrant si vous pensez que vous dépensez trop de temps pour cette dépense ( inscrivez par exemple -), pas assez de temps (inscrivez un +) ou bien suffisamment de temps ( inscrivez 0).

Encore une fois, prenez le temps nécessaire pour annoter tout vos tableaux et soyez toujours honnête avec vous-même. Ces quelques annotations paraissent peut être anodine pour le moment, mais après avoir annoté 2 ans de dépenses, vous allez sans doute commencer à comprendre où disparaît votre argent.

Vous pensiez au début que dépenser 60€ dans des vêtements chaque mois vous rendait heureux, mais au final, vous vous rendez compte que c’est 10h chaque mois que vous utilisez pour renouveler votre garde robe. En fait un peu plus de 10h, car vous avez passé, gratuitement, 1h dans le magasin et 1h sur la route avant même d’avoir dépensé vos 60€.

Vous allez aussi découvrir qu’en changeant de forfait de téléphone, vous pouvez économiser 10€ par mois, et donc gagner du temps, que vous pourrez utiliser pour autre chose que de financer un opérateur de téléphonie.

Pour atteindre l’indépendance financière, mais surtout utiliser votre temps pour votre propre bonheur, chaque dépense compte, ne prenez pas ça à la légère car vous avez ici la base de l’indépendance financière.

Après quelques articles qui, je l’espère, vous auront fait prendre un peu de recul sur le temps et l’argent, je vais commencer à vous parler de choses plus terre à terre, et le prochain article sera consacré à la question des intérêts composés et à la valeur temps de l’argent. Ces deux concepts fondamentaux de la finance vont nous servir de base pour commencer à bien utiliser les économies que vous allez commencer à faire dans les mois qui viennent.

N’hésitez pas à revenir aux premiers articles pour reprendre du recul, et également à approfondir le sujet, vous trouverez des tonnes de documents sur la question de l’argent et du temps sur internet et dans les bibliothèques. Il y a encore beaucoup à dire sur la question.

Crédit photo : Time Is Money par Rexem sur DevianART

L’argent et vous.

L’argent et vous.

J’ai débuté ce blog en vous expliquant grosso modo ce qu’était l’indépendance financière, et il y a fort à parier qu’après la lecture de l’article, vous vous êtes posés plusieurs questions sur comment atteindre cette indépendance, et comment diable cela est possible pour vous alors que vous n’avez pas, ou peu, d’économies. Pour cela, nous allons devoir travailler sur la première étape vers l’indépendance financière : vous faire atteindre l’intelligence financière afin de mieux comprendre l’argent et ce qu’il représente, et ensuite, vous faire changer votre relation à l’argent afin de libérer votre esprit.

Cet article s’inspire d’un passage du livre « Your Money or Your Life » (« Votre vie ou Votre argent » en français) par Joe Dominguez. Si vous voulez en savoir plus sur l’indépendance financière, je vous conseille de vous procurer ce livre. Il est cependant assez difficile à trouver en français.

L’argent sous tous ses aspects

Bien que vous utilisiez votre argent quotidiennement, il se peut que vous ne connaissiez l’argent que par certains de ses aspects. Nous pouvons observer l’argent selon plusieurs points de vues. Nous allons ici prendre les trois façons les plus courantes de considérer l’argent.

L’aspect matériel

Le premier niveau d’observation de notre argent est le niveau matérialiste, c’est la relation la plus directe que nous avons avec notre argent. A ce niveau, nous côtoyons l’argent en tant que pièce de monnaie, billets, comptes en banque, en tant que  nombre de zéro sur les chèques, nos feuille de paies, nos cotisations sociales, nos impôts, notre retraite, notre assurance santé, mais aussi la façon dont nous gérons notre argent, la façon que nous avons de l’économiser ou de le dépenser. C’est aussi tout notre apprentissage autour de l’argent : connaitre la différence entre un PEL et un CEL, entre un compte épargne et un compte chèque, ou bien quel est le plafond de votre PEA. A ce niveau, nous observons donc toutes les transactions, tous les moyens de gagner notre argent, de l’épargner ou de le dépenser, du début de votre vie jusqu’à sa fin.

C’est aussi au niveau matérialiste que nous retrouvons le plus de conseils pour devenir riche, de livres pour améliorer vos finances personnelles, et de conseillers financiers intéressés par les frais de banque qu’ils pourront retirer de votre cagnotte, des fascicules pour vous aider à remplir votre déclaration de revenus…

Malheureusement, c’est aussi le domaine de la majorité de vos problèmes d’argent, vos comptes à découvert, vos crédits à la consommation, et toutes les solutions que vous avez essayé d’y appliquer avec plus ou moins de réussite (se faire prêter de l’argent, travailler plus pour gagner plus, jouer au loto ou bien même la paire de chaussure que vous vous êtes achetée pour oublier).

L’approche matérialiste est celle que j’ai prise quand je vous ai présenté la façon courte d’atteindre l’indépendance financière : la règle des 25.
Si j’ai choisi cette approche, c’est parce qu’elle est plus parlante pour tout le monde. Mais à elle seule, elle est insuffisante, parce que la majorité d’entre nous a suffisamment de connaissance à ce niveau pour se débrouiller un minimum. Et pourtant, les inégalités sont énormes entre les plus riches et les plus pauvres d’entre nous. Il y a donc d’autres aspects de l’argent nécessaires à connaître pour atteindre notre intelligence, puis indépendance financière.

L’aspect émotionnel

Éloignons-nous un peu de notre tirelire pour nous attarder sur le côté émotionnel de l’argent.
Nous transportons tous un bagage émotionnel relié à l’argent. Pour certains, ce bagage est tellement lourd qu’ils tombent en dépression, divorcent, ou même se suicident. Rendez-vous compte qu’une chose aussi simple que l’argent peut faire basculer des vies et transmettre des émotions.
Vous avez sans aucun doute déjà vu quelqu’un pleurer, de joie ou de peine, pour de l’argent. Des gens se battre pour de l’argent, voire même des couples se former pour de l’argent.

C’est à ce niveau que l’on commence à voir de grosses disparités face à l’argent : des gens y sont très sensibles, d’autres beaucoup plus rationnels arrivent à maitriser ces émotions. Il serait faux de croire que seuls les pauvres se laissent dominer par leurs émotions. Des gens qui possèdent beaucoup sont parfois beaucoup plus soumis qu’une famille modeste. D’ailleurs, lorsque la Française Des Jeux remet un prix important, elle dispense des cours aux heureux gagnants, d’une part pour les aider à gérer cet argent (approche matérialiste) mais aussi à gérer leurs émotions.

Nous sommes tous inégaux face à ce niveau émotionnel. Chaque personne développe des sentiments et des comportements différents comme la haine de l’argent, l’amour de l’argent, l’indifférence, l’avarice, la générosité, la vanité… Certains sont impulsifs, d’autres prudents avec leur argent, la perte de 1000€ au casino sonne la fin de la vie des uns, alors que d’autres frémissent à peine après avoir vu leur portefeuille boursier diminuer de 100 000 euros.

Vous avez construit votre relation émotionnelle et vos sentiments envers l’argent tout au long de votre jeunesse puis de votre vie d’adulte. Vous avez peut être acquis une certaine sagesse au fil des années. Vous pourrez remarquer que vous n’avez sans doute pas les mêmes sentiments que vos amis face à l’argent, certains s’estiment riches, d’autres pauvres, vous êtes dans la moyenne. Certains en parlent ouvertement, d’autres se fâchent en entendant le mot. Quoi qu’il arrive, plus un repas s’éternise, plus il y a de chances que la question de l’argent apparaisse, et chacun y va de son sentiment. En général, que l’on aime ou haïsse l’argent, nous passons le plus clair de notre temps à en parler, c’est dire à quel point nous y sommes attachés.

D’ores et déjà, vous devez essayer de vous remémorer toute votre expérience émotionnelle avec l’argent. Commencez par la relation de vos parents avec l’argent puis passez ensuite à la vôtre. Essayez de vous souvenir si vous vous trouviez pauvre quand vous étiez jeune ? Est-ce que vos camarades avait plus de choses que vous ? Est-ce que vos parents vous offrez ce que vous vouliez ? Ou bien ne le pouvaient-ils pas par manque d’argent  ? L’argent était-il tabou dans votre famille ou bien un sujet libre ? Est-ce qu’il entrainait des disputes intempestives ou la calme régnait dans la maison ? Comment vos parents parlaient d’argent ? Et aujourd’hui, comment s’appliquent les même questions à votre situation personnelle ?

Vous seriez surpris de découvrir votre relation à l’argent. Beaucoup de gens passent de longues minutes à parler ou à penser à leur argent chaque jours, certains y consacrent des heures, des couples proches du divorce pourraient écrire des livres entiers pour expliquer leur haine de l’argent et de ce qu’il cause à leur couple. Prenez le temps de faire cette rétrospective, ça pourrait vous aider à vous rendre compte du temps et de l’énergie que vous consacrez à l’argent.

Le mysticisme de l’argent

Si on prend un peu plus de recul sur toutes ces émotions que procure l’argent, nous pouvons apercevoir plusieurs mythes qui se sont construits au fil du temps autour de notre argent. Ces mythes sont fortement ancrés dans notre société, si bien qu’ils arrivent à faire plier bon nombre de personnes. Bien sûr, après avoir lu les quatre exemples que j’ai choisis, vous allez me dire que ce ne sont pas des mythes, mais des faits, mais avant de réagir au quart de tour et bondir de votre chaise, réfléchissez-y. Bien sûr, il y a une part de vrai dans ces affirmations, mais ce ne sont pas des faits, seulement des croyances que beaucoup partagent et n’osent pas remettre en question.

L’argent me procure de la sécurité, et sans mon argent, je suis en danger !

Pensez-vous vraiment que l’argent a un tel pouvoir qu’il vous permet de rester en sécurité quoi que vous fassiez ? Steve Jobs, milliardaire bien connu, possédait au moment de sa mort plus de 7 milliards de dollars et était la 39ème personne la plus riche de cette planète. Avec tout cet argent, vous pourriez bien sûr garantir la sécurité et la santé de nombreux enfants dans des pays dévastés, mais cette somme n’a pas suffit à guérir le cancer dont souffrait Steve Jobs. Votre argent n’a pas le pouvoir de vous protéger, vous pourriez vous envelopper totalement dans des rouleaux de billets de banque, vous ne seriez pas plus en sécurité. A vrai dire, je suis sûr que vous avez déjà eu peur de vous faire voler votre argent, vous évitez sans doute d’en prendre trop avec vous, vous prenez des assurances sur votre carte de crédit mais vous avez quand même peur de la perdre ou vous la faire voler. Plutôt que de vous faire vous sentir en sécurité, voila qu’il vous procure des sueurs froides. Ce qui vous maintient en sécurité, ce sont vos actions, vos gestes. Voyez l’argent comme un moyen de concrétiser vos choix en matière de sécurité : si vous faîtes du vélo, vous allez vous protéger avec un casque, pas avec une liasse de billets, et c’est votre décision de vous acheter un casque qui pourrait vous sauver.

L’argent fait le bonheur !

S’il est une croyance bien tenace, c’est bien celle-ci. On dira souvent que l’argent n’a pas d’odeur, sauf à partir d’un million d’euro, qu’il ne fait pas le bonheur, mais que quand même, ça aide. Vous avez d’ailleurs sans doute votre idée sur la question, tout le monde a son idée sur la question. Généralement, on pensera que pour notre bonheur il nous faudrait plus d’argent, on pourrait se payer ce que l’on veut, on serait heureux. Il est assez drôle de remarquer que peu importe les revenus et le patrimoine d’ue personne, elle pense toujours qu’il lui en faudrait plus. Posez la question autour de vous, combien de personnes pensent avoir assez d’argent pour satisfaire tous leurs besoins et faire leur bonheur. Vous allez vite vous apercevoir que la personne au SMIC et le cadre manquent tous les deux d’argent et qu’il leur en faudrait plus. La personne au SMIC se serait contentée du salaire du cadre, pourtant celui-ci pense qu’il lui faudrait le salaire d’un cadre supérieur. Il y a sans doute un moment où cela s’arrête. Je doute que Zlatan Ibrahimovic ait besoin d’un plus gros revenus (14 millions d’euro net par an), mais la majorité d’entre nous ne sait finalement pas à combien s’achète le bonheur. En fait, c’est une question piège, le bonheur ne s’achète pas.
Le bonheur s’acquiert quand on réalise ses rêves, que l’on rencontre ses objectifs, que l’on passe du temps avec sa famille, que l’on pratique des activités que l’on aime… Il y a mille et une façons d’atteindre le bonheur, et tout le monde peut atteindre le bonheur, croyez moi !
L’argent vous permet d’échanger avec les autres individus, ça s’arrête là. Si vous n’admettez pas ça, vous aurez du mal à être heureux, car l’argent ne vous aidera pas à l’être, et plus vous vous reposerez sur lui, plus vous serez malheureux.

L’argent c’est le pouvoir !

En ces temps de crise et de corruption, je vais avoir du mal à vous faire changer d’avis sur celui là, mais essayons quand même. L’idée ici est de prendre le problème à l’envers.  De nombreuses personnes utilisent l’argent pour parvenir à leurs fins, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Plus une personne a de l’argent, plus elle a de moyens de faire plier le reste du monde. Pourtant, il existe de nombreuses personnes qui arrivent a avoir une énorme influence en n’utilisant pourtant pas l’argent comme levier. Vous connaissez surement de nombreux exemples de personnes qui ont changé le monde simplement par leur intelligence, leur charisme, leur message, leur vision, il suffit d’ouvrir un livre de citations ou de parcourir une bibliothèque pour voir que des milliers de noms ont traversé l’histoire et gardent un fort pouvoir sur notre société, alors que ces personnes sont mortes. Ce qu’il est important de se rappeler, c’est qu’un message fort a un pouvoir beaucoup plus fort qu’un gros compte en banque. Si vous comprenez ceci, alors vous avez définitivement retiré tout pouvoir à l’argent.

Sans argent, je ne suis rien !

Ce mythe est terrible ! Rendez vous compte, il est communément admis dans notre société que si l’on n’a pas d’argent, on est un moins que rien, que si l’on n’a pas de Rolex à 50 ans, on a raté sa vie, et que si l’on n’a pas d’argent, on devient un marginal. J’ose espérer que bon nombre d’entre vous se rend compte de la stupidité de ce mythe. L’argent ne fait pas de nous de meilleures personnes ! C’est notre expérience, nos valeurs, notre éthique qui nous modèlent. Pas la peine de porter du Dior et de rouler en Mercedes pour être quelqu’un. J’ai d’ailleurs peu de considération pour les personnes qui pourraient penser cela. Ne cédez pas à la pression sociale, si vous êtes quelqu’un de bon, alors même sans le sou vous serez une formidable personne ! L’argent nous permet de survivre, voire de vivre dans le confort, tout le reste n’est que pacotille, le dernier gadget à la mode ou la plus belle robe du centre commercial ne sont que des objets de luxe, qui ne vous rendent pas meilleurs. Si vous pensez que vous avez absolument besoin d’un iPod parce que le reste du monde en a un, vous faîtes fausse route. Vous avez le droit d’avoir un iPod, c’est un gadget de bonne qualité, il n’y a aucun mal à en posséder un, mais vous devez vous acheter un iPod parce que vous appréciez ses fonctionnalités, pas parce que le reste du monde en a un. Si vous cédez aux pressions de la mode, vous allez vous retrouver avec un tas d’objets inutiles, vous ne serez pas plus heureux, et en plus le monde change tellement vite que vous allez vous épuiser et vous ruiner à essayer de plaire à des gens que vous n’aimez même pas.

L’argent c’est le mal !

Vous pourrez trouver de très nombreux articles sur internet qui réfutent ce mythe, la plupart des blogs et livres qui vous expliquent comment vous enrichir ont au moins un paragraphe sur le sujet. Pourtant, malgré le nombre de personnes qui en parle, c’est tout de même le mythe le plus ancré dans notre société. Une partie de cette croyance nous vient de la religion judéo-chrétienne, la morale voulant que l’avarice soit un péché alors que la pauvreté représente la pureté morale. Une autre partie nous vient des idées qui ont germées à la fin du 19ème siècle, avec le communisme et le socialisme. Vous avez peut-être vous-même l’impression que l’argent a une morale, qu’il pervertit, qu’il corrompt, et vous préféreriez une société sans argent, et tout ce qui se passe autour de vous a tendance à vous conforter dans cette croyance. Pourtant, l’argent n’est qu’un système permettant d’échanger, il n’a ni but, ni morale, ni valeurs, c’est une création de l’homme qui lui permet de se faciliter la vie. Il y a 4000 ans, sans argent, l’homme troquait. Aujourd’hui, comme nous ne pouvons pas troquer notre temps de travail au bureau contre un poulet rôti, nous devons utiliser de l’argent.
Que se passerait-il si tout le monde prenait un peu de temps pour réfléchir à ce qu’est réellement l’argent, est-ce qu’il aurait autant de pouvoir ? L’argent vous permet de concrétiser ce que vous souhaitez, si vous souhaitez faire le bien, alors l’argent vous permettra de concrétiser cela. Si  vous souhaitez le mal, il vous y aidera aussi (ne le faites pas, s’il vous plaît).
Ne faîtes pas l’erreur de déporter la responsabilité de certaines personnes sur l’argent, gardez en tête que ce sont les individus qui sont bons ou mauvais, pas leur argent. N’oubliez pas non plus que de nombreuses personnes chaque années offrent leur argent pour faire le bien, pour permettre à des enfants de partir en vacances, de se soigner, de manger et d’apprendre à l’école, c’est grâce à leur générosité que ces enfants peuvent être heureux et en bonne santé. L’argent ici n’a rien fait de mal ou de bon, il s’est contenté de passer d’un compte en banque à un autre, des 7h de travail quotidien d’un père de famille au compte en banque d’une organisation non gouvernementale jusqu’à une école ou une épicerie au Gabon.

L’aspect culturel

Une fois que l’on a fait le tour des émotions que nous procure l’argent, nous pouvons à nouveau nous éloigner pour voir le tableau dans son ensemble. Nous allons nous intéresser à l’aspect culturel de l’argent. Et je vais commencer par une petite question : vous êtes vous déjà demandés ce qui donne sa valeur à l’argent ? Si vous avez fait un petit peu d’études en économie, vous connaissez la réponse : C’est la confiance de chacun de nous en l’argent qui définit sa valeur. Rendez-vous compte, que cette pure invention humaine qu’est l’argent n’a pour unique valeur que la confiance que tout un peuple lui donne. Prenez un euro, allez en Patagonie, et tous le monde vous regardera avec des gros yeux. Votre euro n’a de valeur qu’auprès des gens qui lui accordent de la valeur, pour tous les autres, c’est un rond en métal sans valeur. Rendez-vous compte, aussi riche que soit l’oncle Picsou, si Donaldville décide que dorénavant ce sont les ronds de serviette qui doivent servir de monnaie, celui-ci est ruiné.

Au delà de cette confiance implicite et commune à l’argent, nous avons aussi construit toute une symbolique autour de cet argent, nous pouvons le retrouver dans la pop culture, la musique, le cinéma, l’art en général, nous connaissons les symboles de plusieurs monnaies, et avec la mondialisation, nous connaissons même énormément de choses sur le dollar américain, ce qui est injuste sachant que les billets et pièces de monnaie en dollar Canadien sont vraiment originaux (depuis peu, les billets sont en plastique avec une partie transparente !) .

L’argent a donc plusieurs histoires et plusieurs cultures, ce qui rend chaque monnaie très différente. Et pourtant, nous partageons tous plus ou moins ce culte de la consommation. Nous sommes gâtés en ce moment, car la crise force les politiciens à nous offrir un maximum de moyens de consommer. Ils impriment de la monnaie (bien que cela soit bien plus complexe que cela), et font en sorte que les crédits coûtent moins cher en intérêts, ils fabriquent de l’inflation, si bien que les produits sont moins chers aujourd’hui que demain, ils nous incitent à débloquer notre épargne pour acheter une nouvelle voiture, et reprennent l’ancienne contre de l’argent. Si personne ne consomme, nous sommes fichus, notre système social s’effondre, et c’est la catastrophe. En tout cas, c’est ce que l’on entend. Si le politicien ou le technocrate annonce que le coût de la vie augmente, on se sent d’un coup plus pauvre, si par contre il annonce que tout va mieux, on se sent revivre. Réfléchissez un petit peu, prenez du recul, comment vous sentiez vous avant la crise quand vous n’entendiez pas que tout va mal chaque jour ?  Il est fort probable que votre pouvoir d’achat n’ait que modestement varié depuis 2008, pourtant, tout va de plus en plus mal, la confiance diminue, et on se plaît à dire que c’était mieux avant. Si demain, le président de la république annonce des mesures qui redonnent de la confiance aux français, l’économie pourrait repartir, tout simplement parce que l’ensemble des français aura repris confiance.

Il vous faut prendre énormément de recul sur tout ça, la santé économique du pays doit simplement vous indiquer que vous devez changer un petit peu vos habitudes, mais ne doit pas vous changer votre état d’esprit. Retenez que peu importe la situation, pour la plupart des gens, rien n’a vraiment changé.

Enfin l’argent fait partie de notre vocabulaire, nous avons plusieurs mots pour parler d’argent, et nous avons également plusieurs expressions pour permettre de dire que l’on en gagne un paquet. Ironiquement d’ailleurs, quand on va travailler, on dit que l’on va gagner sa vie, tout en donnant 35h par semaine de son temps à son employeur plutôt qu’à sa famille. Autrefois nous gagnions notre pain, cela avait déjà un peu plus de sens.

Nous avons avec le temps développé un amour fou pour la consommation, certains diront qu’on est dans une société ultra consumériste et se feront taxer d’alternatifs, mais ont-ils tort ? La majorité des habitants des pays occidentaux consomment en une année ce que certains africains ne connaîtront pas en une seule vie. Nous voulons toujours plus sans savoir pourquoi, nous évitons d’épargner ou de capitaliser afin de vivre à fond notre vie, pourtant nous passons la majorité de notre vie à travailler et à creuser notre tombe.

Drôle de culture que la nôtre !

Atteignez dès à présent l’intelligence financière !

Pour seulement 36 paiements de 32€… Hum, non, désolé, l’intelligence financière, ça ne s’achète pas, ça se travaille. Il va vous falloir vous poser beaucoup de questions, redéfinir ce que représente l’argent pour vous et peut-être faire table rase de votre passé sulfureux. Cela ne devrait pas vous demander un gros effort ni de gros sacrifices et pourrait vous aider à mieux vivre. Pour vous aider à atteindre cet objectif, je vous propose quelques petits exercices très simples, que je vous encourage à faire. Soyez honnête avec vous-même, sinon cela ne marchera pas. N’ayez pas peur des résultats, restez positif et visez un meilleur futur, pas la peine d’avoir des regrets ou des remords. Trouvez vous une balle en mousse pour vous déstresser en cas de besoin. Vous pouvez éventuellement patouner votre chat ou gratouiller les oreilles de votre chien si vous n’avez pas de balle en mousse à disposition.

J’ai décidé de m’inspirer pour les trois conseils suivants du livre de Joe Dominguez, vous retrouverez ces étapes quasiment à l’identique mais plus détaillées dans son livre. J’ai trouvé ces trois premières étapes très pertinentes, c’est pour ça que j’ai choisi de vous les partager ici. J’aurai l’occasion d’approfondir ces points dans de prochains articles si le besoin s’en fait sentir.

1ère étape : Faites le bilan de tout ce que vous avez gagné jusqu’à présent.

C’est la première étape pour atteindre l’intelligence financière, tout ce que vous avez lu jusqu’à présent va vous permettre de remettre en question la place de l’argent dans votre vie, de vous libérer de vos démons, mais avant cela, il vous faut faire une petite rétrospective de votre passé.
Si vous êtes jeune comme moi, vous n’aurez pas trop de mal à faire l’addition de tout ce que vous avez gagné jusqu’à présent. Mais même si vous ne travaillez que depuis quelques années, vous allez devoir retrouver l’ensemble de vos gains, que ce soit gains au jeux, cadeaux, intérêts de votre livret A, salaires du petit job d’été, l’argent gagné au noir, vous devez tout comptabiliser. Prenez les temps qu’il faut, mais soyez le plus précis possible, car si vous prenez la première étape à la légère, vous allez peut être manquer le petit détail qui fera toute la différence.Prenez le temps qu’il faudra, vous n’êtes pas pressé.

Une fois que vous avez acquis un chiffre, vous pouvez le mettre à jour autant de fois qu’il vous plaira, plus vous gagnerez en précision plus cela pourrait vous aider.
Maintenant que vous avez ce chiffre, vous êtes en face de tout ce que vous avez gagné jusqu’à présent, cette somme pourrait être plus grosse que vous ne le pensiez, ou au contraire bien trop petite. Quoi qu’il arrive, je vous rappelle que vous vous devez de presser la petite balle en mousse plutôt que de chercher à vous en vouloir ou à en vouloir au monde, notre but ici c’est d’avancer, et ce sont les derniers instants où nous regardons en arrière. Cela nous conduit donc à la seconde étape.

 2nd étape : Calculez ce qu’il vous reste.

Celle-ci pourrait être plus douloureuse que la première. Donc on hésite pas à se rappeler que l’on fait tout ça pour avancer, on patoune le chat, on respire, tout va bien.

Nous allons ici calculer ce que l’on appelle notre valeur nette. La valeur nette, c’est la somme de vos actifs auquel on soustrait votre passif. En clair, les actifs, c’est tout ce que vous possédez, le passif, c’est ce que vous devez. Il existe plusieurs sortes d’actifs, il y en à des liquides, c’est l’argent facilement accessible, et des immobilisés, c’est l’argent que vous pourriez tirer de quelque chose (par exemple une maison ou une voiture), n’hésitez pas à parcourir l’argus ou les offres immobilière autour de chez vous. Vous pouvez classer vos actifs par ordre de liquidité, c’est à dire l’argent le plus facilement accessible (votre compte chèque) en premier, jusqu’à votre résidence principale si vous en avez une. N’hésitez pas à ajouter tout ce qu’il vous passer par la tête, y compris de l’argent que l’on vous doit. Pour le passif, vous devriez y trouver tout vos crédits, ce qui devrait être plus simple à comptabiliser.

Pas la peine ici de faire un bilan comptable complexe, contentez vous de faire des additions. Une fois que vous avez votre liste d’actifs et de passif, vous pouvez soustraire le passif à l’actif et vous aurez votre valeur nette.

Le chiffre qui en résulte pourrait vous surprendre, en bien ou en mal. Il est fort possible qu’il soit négatif, cela veut dire que vous vivez au dessus de vos moyens, il pourrait être neutre, ce qui veut dire que vous n’épargnez pas, ou bien il pourrait être fortement positif, ce qui est une bonne nouvelle.

Quoi qu’il arrive, on déstresse, il était important de calculer ce chiffre, vital même : vous devez savoir où vous en êtes ! Peut être que vous ne vous étiez pas vraiment rendu compte de votre situation financière, malgré vos efforts constant, vous êtes proche d’une valeur nette négative…

Pour savoir ce qui nous a conduit là, nous devons terminer notre rétrospective avec cette troisième étape

3ème étape : Calculer vos entrées et sorties d’argent.

Cette étape ne devrez pas vous être inconnu, il s’agit tout simplement de faire vos comptes. Je veux que vous preniez les transactions que vous avez effectué ces derniers mois (commençons avec 3 puis étendons à 6 voir 12 si vous avez besoin de savoir) et que vous en fassiez de jolies tableaux. Pas la peine ici d’utiliser de grands logiciels complexe, vous pouvez utiliser Excel, voir même, un cahier tout bête.

Pour construire notre tableau, nous allons commencer par les rentrées d’argent, utilisez une ligne pour chaque type d’entrée d’argent, peu importe la source, qu’elle soit légale ou illégale, que cela soit une allocation ou un salaire, nous ne sommes pas ici pour juger la provenance de votre argent. Quand vous avez terminé la liste, ajoutez une ligne pour y inscrire le total de vos revenus.

Une fois la liste des revenus faîtes, nous pouvons passer aux dépenses. Ici aussi, nous allons détailler nos dépenses avec le plus de précision possible. Encore une fois, nous ne sommes pas là pour vous juger, alors ne vous mentez pas, inscrivez TOUT. Vous pourrez toujours manger votre cahier à la fin de l’exercice si vous avez des choses à cacher.

Il est très important d’être honnête avec vous même, vous ne devez pas succomber à votre sub-conscient quand il vous dit que telle ou telle dépense n’est pas importante et qu’il n’est pas utile de la noter. Nous allons quand même vous épargner d’inscrire la totalité de votre liste de course dans le tableau, car cela pourrait prendre un certain temps, vous pouvez simplement catégoriser vos dépenses sous forme de hiérarchie. Par exemple catégorie Alimentaire ou bien Crédits ou encore Entretien de la maison, puis en dessous de ces catégories, les sous catégories : Légumes, viandes, crédit auto, eau de javel.

Vous pouvez adapter le tableau à votre convenance, néanmoins gardez ces deux règles à l’esprit quand vous listez vos dépenses :

  • Vous n’arrondissez jamais le montant, je veux tout au centime près ! Vous pouvez arrondir à l’unité les sous catégories, mais au centime pour les catégories.
  • Vos catégories doivent être les plus précises possible : Si vous listez toutes vos dépenses sous la catégorie « dépense » vous n’avez pas compris l’exercice.

Soyez précis parce que ce que nous faisons ici est sérieux, vous vous devez à vous même d’être précis, vous devez savoir pourquoi votre argent semble disparaitre, et ce, au centime près !

Reproduisez le tableau jusqu’à la date qu’il vous plaira, mais ne remontez pas à plus d’un an. Il est inutile de remonter trop loin, ces 12 derniers mois devraient être un très bon indicateur de vos habitudes de dépense, et sur la moyenne de vos revenus sur une année.

Cette troisième étape est la plus importante des trois, il s’agit ici de vous faire comprendre pourquoi malgré ce que vous avez gagné à l’étape 1, il ne vous reste que ce que vous avez à l’étape 2. Vous allez voir qu’une partie de cet argent a servit à vous loger et à vous nourrir, ce qui est indispensable, et considéré comme des dépenses de survies, mais aussi qu’il a servit à bien plus que cela, et ce sera l’objet de bien d’articles.

Nous n’allons pas en rester là avec cette étape 3 : A partir de maintenant, pendant quelques heures une après midi vous ferez le bilan du mois précédent. Vous le ferez quoi qu’il arrive, et peu importe l’évolution de vos dépenses et de vos revenus. Vous découvrirez au fil du temps pourquoi ce tableau est important et comment il va vous permettre de changer votre vie.

Attention ! Je ne veux pas vous surprendre en train de faire un budget, il ne s’agit pas de ça, un budget sert à planifier l’avenir, c’est quelque chose de très différent, c’est aussi très contraignant à faire, et peu de monde respecte un budget. Si vous souhaitez en faire un, faites le, tout ce que je vous demande, c’est de faire votre bilan du mois précédent.

Félicitations !

Bravo ! Vous êtes arrivés au bout de cet article ! Cet article est très long, mais je pense qu’il est très important, j’ai essayé de transmettre ici ma vision de l’argent, une vision qui me permet de me sentir à l’aise chaque jour, qui me permet de ne pas me lever et me coucher en pensant à l’argent, qui me permet aussi d’avoir du recul en cas de problème et de voir l’avenir plus sereinement.

Il vous faudra peut être plusieurs jours, semaines ou mois pour bien comprendre ce qu’est l’argent, mais vous en sortirez grandi. Suivez les trois étapes avec sérieux, c’est très important, et quand vous vous sentirez à l’aise, vous pourrez passer au prochain article que je vous réserve, et qui vous montrera que l’argent a encore une face caché qu’il vous faut découvrir. J’ai préféré consacrer un article à part à cette dernière notion car nous avons déjà atteint plus de 5000 mots pour celui-ci, et je sais que vous avez besoin de repos. Quand nous aurons dépassé les premières étapes, qui posent toutes les bases de l’indépendance financière, nous pourrons passer à des articles plus court. J’espère néanmoins que cet article vous aura plus.

En attendant, relâchez l’oreille du chat !

Qu’est-ce que l’indépendance financière ?

Qu’est-ce que l’indépendance financière ?

Cette question peut vous paraître toute bête, Indépendance financière, c’est assez explicite en soi, il s’agit tout simplement de ne dépendre de personne pour obtenir de l’argent. Une fois que l’on a dit ça, il s’agit maintenant de comprendre tout ce qu’implique cette expression.

Être indépendant financièrement, ce n’est pas simplement gagner son propre argent et ne plus dépendre de ses parents ; ce n’est pas non plus ne plus travailler et profiter d’une rente au soleil (bien que cela puisse l’être), non, être financièrement indépendant, c’est avoir le choix.

Pour être financièrement indépendant, il suffit que les revenus de votre capital couvrent totalement vos dépenses.

Pour que cela marche, il faut donc que vous ayez constitué un capital, c’est la première étape, et que vous puissiez vivre correctement en transformant une partie de votre capital en revenu, c’est la seconde étape, et c’est sans doute la plus agréable des deux.
Quand les revenus de votre capital ne couvrent pas vos dépenses, vous n’êtes pas dépendant d’un autre source de revenus, quand ils dépassent vos dépenses, eh bien vous pouvez prendre votre retraite, ou vous rendre en Amazonie sauver une espèce rare de serpents.

Quand vous êtes salarié, ce qui est le cas de la plupart des actifs, votre principale source de revenus provient sans doute de votre travail, et il y a fort à parier que vous travaillez fort et beaucoup pour rapporter un revenu décent chez vous. L’indépendance financière vous permettrait de ne plus avoir à travailler fort pendant des heures pour pouvoir subvenir à vos besoins, rien de plus, rien de moins.

Cela étant dit, vous aimez votre travail, vous ne travaillez que 42h 40h 35h par semaine et vous ne vous voyez pas le quitter de si peu. Eh bien il n’y a pas de problème à cela, être indépendant financièrement c’est pouvoir se permettre de mener sa vie comme on l’entend.

Mais alors être indépendant financièrement en fait, c’est juste être riche ?

Eh bien, c’est assez compliqué.
Si on ne prend pas garde, on pourrait penser que l’indépendance financière, c’est juste le rentier du village que vous voyez se balader en Mercedes pour aller faire son marché. Celui qui n’a jamais vraiment travaillé, ou bien qui a créé un empire industriel de confection de cuillères en argent.
Mais en fait il n’existe pas un seuil au-delà duquel tout le monde est financièrement indépendant.
Dans votre cas, cela représente simplement de quoi couvrir vos dépenses à vous, et peut-être un peu plus. Je suis sûr que vous ne dépensez pas énormément, et du coup je suis sûr qu’il ne vous faudrait même pas un million d’euros pour atteindre cet objectif.

Néanmoins, je ne vais pas vous mentir, il va vous falloir posséder un certain patrimoine pour y arriver, et pour peu que vous ne viviez pas sous un pont dans le Larzac, cela va représenter pas mal d’argent.

Oh là ! N’ayez pas peur ! Je sais que vous vous dîtes que vous ne pourrez jamais atteindre l’indépendance financière, et que peu importe le montant de cet important patrimoine dont je parle, vous n’y arriverez pas. Restez donc un petit peu et essayons déjà de voir ce que cela représente.

Une règle simple à retenir quand on est sur la route de l’indépendance, et croyez-moi, vous allez la prendre cette route, c’est que pour couvrir une dépense, vous devez posséder 25 fois cette somme en placement et épargne divers.
En vérité, ce n’est pas la simple dépense que vous devez couvrir, vous devez y rajouter les divers impôts et taxes que vous devrez vous acquitter pour retirer le montant de la dépense de votre épargne.
J’aurai bientôt l’occasion d’approfondir cette règle des 25 au travers d’un prochain article. En attendant de savoir de quel chapeau sort ce nombre, je vais vous demander de garder ce chiffre à l’esprit et d’y réfléchir.

N'oubliez pas de rajouter les taxes et impôts à vos dépenses !
N’oubliez pas de rajouter les taxes et impôts à vos dépenses !

Fort de ce nombre magique qu’est 25, je vais maintenant vous demander de multiplier le revenu brut qu’il vous faudrait pour couvrir toutes vos dépenses, et comme j’imagine que comme la plupart des gens, cela correspond à peu près à votre salaire, il vous suffit donc de multiplier votre salaire brut par 25.

Dans le cas de notre famille, nous avons prévu de dépenser cette année (du 1er avril 2013 au 31 mars 2014) la somme de $20 000. Au Québec où nous résidons, cela représente environ $2050 bruts par mois. Multiplié par 25, cela veut dire qu’il nous faudrait réunir la somme $617 500 pour pouvoir devenir financièrement indépendant.

Bravo ! Vous savez dorénavant combien il vous faut mettre de côté pour devenir indépendant financièrement. À ce moment de l’article, la moitié d’entre vous se dit qu’elle n’y arrivera vraiment pas, l’autre moitié doit s’attendre à une solution miracle.

Pour la première moitié, rassurez-vous, nous allons essayer sur ce blog de vous transformer, de changer votre mode de vie, votre état d’esprit, de faire de vous des machines à générer de l’argent, et avec de l’effort, vous atteindrez au moins une semi indépendance financière (qui est je vous l’assure tout aussi enviable pour la majorité des gens), si ce n’est une totale indépendance. Il existe des solutions à vos problèmes d’argent, il existe des solutions pour vous enrichir, qui que vous soyez où que vous soyez, certaines demanderont de lourds sacrifices, d’autres de beaucoup plus légers.

Pour la seconde moitié, il n’y a pas de solution miracle, elle est même plutôt commune et connue la solution, en plus de cela, elle n’est pas forcément facile à appréhender pour tous le monde.

La route de l’indépendance est difficile à arpenter, je vous l’avais dit dans l’article inaugurant ce blog, parce qu’elle va vous demander de changer de vie, de passer de l’état de consommateur acharné qui a du mal à boucler les fins de mois à quelqu’un de raisonnable, qui va limiter sa consommation, et qui dans un petit moment pourra se permettre de siroter un martini sur sa terrasse.

Pour vous aider à atteindre le bout du chemin, je serai là pour vous accompagner. Ce blog est dédié à cette tâche, je l’écris pour vous, mais aussi pour moi, pour nous aider, tous ensemble, à atteindre cet objectif.

Posez vos pieds sur les premiers pavés, ne vous inquiétez pas, à partir de maintenant, je ne vous lâche plus.

Bienvenue sur la route de l’indépendance !

Bienvenue sur la route de l’indépendance !

Ce blog va vous parler du chemin noueux et tortueux que ma femme et moi avons décidé d’arpenter afin de devenir indépendants financièrement. Je vous l’annonce tout de suite : ce blog va vous parler d’argent et d’investissement, mais j’espère pouvoir aborder beaucoup d’autres aspects qui vous permettront de gagner en indépendance.

Avant de débuter, je tenais à vous faire une rapide description de ce que ma femme et moi avons pu traverser ces 8 dernières années.

Je n’ai pas toujours été quelqu’un de frugal, ayant grandi dans une famille de classe moyenne, et avec des parents ni trop dépensiers ni trop économes ; j’ai développé comme beaucoup de français un certain amour de la consommation. Ce n’est que plus tard, au moment où j’ai rencontré ma femme, qui n’a pas toujours eu une vie heureuse et faste, que j’ai commencé à comprendre la valeur des choses.

Nous nous sommes rencontrés au lycée, nous avons débuté nos études supérieures ensemble, et puis une opportunité de continuer mes études au Québec pendant deux années nous a fait prendre un tournant dans notre vie. Alors que je suivais mes études, ma femme a débuté une carrière et nous a permis de bien vivre. Nous n’avons pas toujours fait attention à nos dépenses, surtout vers la fin de notre séjour, – où j’ai pu trouver un stage plutôt bien rémunéré – mais nous avons quand même réussi à mettre assez d’argent de côté pour financer un rêve que nous avions : celui de vivre à Londres.

Il y a des rêves qui parfois nous font déchanter, et celui de vivre dans une des villes les plus chères d’Europe nous a quitté bien vite. Toutes nos économies ont fondu, et ma bien aimée a dû travailler très dur pour pouvoir financer notre mariage, alors que je terminais enfin mes études.

Après notre mariage, le 2 juin 2012, nous avons vécu un court temps à Angoulême, où j’ai effectué un stage de six mois qui venait conclure mes cinq années d’études. Notre vie à Angoulême fut difficile, sans être un calvaire. Nous avions quitté le Québec avec environ $4000 CAD de revenus mensuels pour finir à Angoulême, dans un studio de 27m2, avec pour revenus les APL (280€), le RSA(500€), et mon indemnité de stage (436,05€ !).

N’étant pas du genre à accepter la fatalité, j’ai proposé à ma femme le fou projet de retourner vivre et travailler au Québec. Ayant à nouveau un objectif à poursuivre, nous avons fait tout notre possible pour économiser de quoi retourner en Amérique.

Presque six mois plus tard, le temps de régler les formalités d’immigration, nous sommes de retour au Québec. J’ai déjà un emploi, que j’ai débuté à la mi-mars 2013, ma femme, elle, recherche fortement une activité qui lui plaira.

J’ai décidé d’ouvrir ce blog après la lecture de nombreux autres, anglophones, sur l’indépendance financière. Il existe de très nombreuses ressources sur internet parlant de frugalité, d’investissement, ou même pour aider à sortir d’une situation financière difficile, mais la plupart sont en anglais. Vous trouverez par exemple un certain nombre de très bons conseils sur le site du très intéressant Mister Money Mustache. Ces ressources ont permis à de nombreuses personnes de changer radicalement leur vie, de passer de pauvre à un peu moins pauvre, voire même plutôt riche ; il me parait donc intéressant de pouvoir proposer des ressources en français, afin de permettre au public francophone de gagner en liberté et en indépendance.

En ce début d’avril 2013, j’ai 25 ans, et je suis loin d’être indépendant financièrement. J’ai donc choisi d’avoir une approche un peu différente de celle d’un Mister Money Mustache -déjà totalement indépendant financièrement depuis un bout de temps- en vous proposant de suivre mois après mois notre situation financière. Parallèlement à cela, j’aimerais pouvoir partager quelques conseils ou billets d’humeur qui permettront à chacun d’entre vous d’arriver plus rapidement à une certaine indépendance financière.

J’espère que la lecture de ce blog vous apportera quelque chose et que de nombreux « indépendantistes » naitront à la lecture de mes récits !