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Payez-vous en premier pour commencer à épargner !

Payez-vous en premier pour commencer à épargner !

La chose la plus difficile à faire quand on veut épargner, c’est de commencer. L’humain a tendance à prendre goût aux habitudes très rapidement, et en sortir est toujours difficile. Afin de vous sauver du sentier des fins de mois difficile, il existe une méthode simple et efficace : payez-vous en premier.

La dépendance au sentier.

En économie, il existe une théorie appelée la dépendance au sentier qui explique pourquoi une personne ou une organisation est toujours limitée dans ses choix par les décisions qu’elle a prises dans le passé.

Pour faire simple, imaginez deux chemins dans une forêt, les deux délimités par des ronces, une fois que vous aurez choisi un des deux chemins, vous ne pourrez plus en sortir, à moins de passer par les ronces ou de vous rendre au bout.

L’effet pervers de la dépendance au sentier, c’est que si l’on a pris un mauvais chemin, le coût pour en sortir devient énorme, voir insurmontable. Certaines entreprises par exemple sont contraintes de mettre la clef sous la porte, car la seule solution à leur survie serait d’investir massivement dans leur appareil de production, mais que le coût de cet investissement leur est impossible. On retrouve la dépendance au sentier dans les relations diplomatique, qui varient peu sur le long terme. On la retrouve aussi dans les différentes guerres de support vidéo, entre le VHS et le Betamax ou le HD-DVD et le Bluray, une fois le support choisit et adopté par le grand public, le concurrent finit toujours par disparaitre pour toujours.

Ici, nous sommes sur la route de l’indépendance, notre but, c’est quitter le chemin du compte en banque dans le rouge pour celui rempli de billet vert, de celui du crédit auto hors de prix à celui du cycliste aguerrit, du consommateur de fastfood au cuisinier efficace.

Mais comment faire ? C’est simple : payez-vous en premier.

Payez-vous en premier

Ça va vous paraitre bête, ou trop simple, mais quand je dis « payez-vous en premier », je veux littéralement dire que vous devriez vous payer en premier. On met de côté les factures, le loyer, les courses, vous devez passer en premier, et ce, immédiatement.
Vous allez vous rendre sur le site de votre banque, cliquer sur la page des virements, et faire une requête pour un virement récurrent, a chaque fois que vous recevez un revenu régulier, quel que soit son montant, vous allez en virer une partie sur votre livret A.

  • Vous n’avez pas de livret A ? Ouvrez en un tout de suite, c’est l’équivalent d’un compte courant rémunéré, vous devriez toujours virer votre argent dans votre livret A tant que vous ne vous en servez pas. Bien sûr, on ne touche pas à l’épargne, il faudra au début noter ce qui est pour les dépenses courantes et ce qui est pour votre future liberté.
  • Votre banque ne permet pas de programmer un virement récurrent en ligne ? Changez de banque ! 🙂

Cela peut paraitre inutile, mais cela change tout. Imaginez-vous avec un SMIC, vous finissez le mois avec 1 ou 2 euros sur votre compte chèque, il vous parait impossible de sauver 10 euros. Et bien, je vous invite à faire l’exercice, virez immédiatement 10 euros sur votre livret A, et continuez le mois comme d’habitude. Vous le finirez toujours avec 1 ou 2 euros, mais vous aurez maintenant 10 euros de côté.

Cela marche, car vous vous êtes habitué à dépenser l’intégralité de vos revenus chaque mois. Et ne croyez pas que ça n’arrive que lorsqu’on touche un SMIC, même un cadre peut finir ses fins de mois sans épargner et dans le rouge.

Encore mieux, votre niveau de vie ne baissera pas. En retirant 10 euros en début de mois, vous allez devoir faire des arbitrages, et quand vous vous demanderez si vous devriez, ou pas, commander une pizza, vous vous rappellerez que votre budget a diminué de 10 euros.

Chemin faisant, vous devrez peaufiner la méthode, en rationalisant vos dépenses et en augmentant le montant des virements. Et sur le long terme, quand vous serez pleinement sur la route de l’indépendance, vous pourrez utiliser votre propre méthode, et n’aurez sans doute plus à vous imposer de telles contraintes, car vous vous serez habituer à épargner et à moins dépenser. Vous y gagnerez alors encore plus en liberté.

L’important, c’est de participer

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux finances personnelles, à l’argent, à l’indépendance financière, je suis tombé sur un conseil qui est resté gravé dans ma cervelle : l’important, ce n’est pas les performances en bourse, ce n’est pas les niches fiscales, ce n’est même pas de vivre dans la simplicité et la frugalité. Non, le plus important, c’est de mettre de côté, le plus tôt possible et le plus possible.

Oubliez les détails techniques, oubliez la règle des 4 %, tout ça ne vaut rien si vous ne mettez rien de côté. Une personne ne connaissant rien en finance personnelle, mais qui épargne 50 euros par mois sera toujours mieux lotis au final que quelqu’un qui connaît toute la théorie par cœur, mais ne l’applique pas. De la même manière, ceux qui deviennent propriétaires de leur logement font aussi un choix d’épargne qui n’est pas toujours le plus rentable, mais finiront toujours par avoir accumulé du capital en vue de leur retraite, en plus de ne plus avoir à payer de loyer dans 20 ans.
L’important à partir de maintenant, c’est de traverser les ronces et quitter définitivement le sentier qui vous garde dans la pauvreté, et pour ça, et vous avez une solution très efficace pour y arriver : payez-vous en premier.

Les défis des 52 semaines.

Comme il est plus aisé de faire des choses en s’amusant, je vous propose un défi, qui va se dérouler sur un an.
J’ai découvert ce défi un peu partout sur internet, il consiste à mettre de côté un euro de plus chaque semaine. Vous commencez avec 1 euro la première semaine, et vous finissez en mettant de côté 52 euros la dernière semaine.

En l’état, ce défi est loin d’être idéal, il est plus simple de trouver faire 10 euros d’économie le premier mois comparé aux 202 euros d’économies le dernier mois. De plus, en décembre avec les fêtes, vous aurez plus de mal à économiser. Enfin, je trouve qu’il serait dommage d’y aller mollo si vous arrivez à débloquer les 200 euros dès le premier mois.
Ce que je vous propose alors c’est simplement d’y aller à votre rythme. Imprimez-vous un tableau avec 52 cases, puis marquez le montant épargné chaque semaine. Essayez de battre votre record à chaque fois. Si vous n’y arrivez pas, recommencez encore et encore.

Si vous chutez, relevez-vous, s’il faut toucher à votre cagnotte parce qu’un imprévu arrive, faites-le, ne vous laissez pas abattre, car en développant votre habitude, vous vous en sortirez toujours de mieux en mieux.
Votre premier objectif, c’est réunir un salaire complet sur votre livret A, avec ça, vous aurez un mois d’avance pour vous aider en cas de pépin. Aux taux actuels et si vous réunissez 1350 euros, vous bénéficierez également de 10 euros d’intérêts au bout d’un an. Imaginez le progrès entre avoir du mal à économiser 10 euros et toucher 10 euros d’intérêts sans rien faire.

Alors n’hésitez plus, lancez-vous et payez-vous en premier !

 

Le temps c’est de l’argent !

Le temps c’est de l’argent !

Vous avez déjà eu un avant goût de ce que représente réellement l’argent dans l’article précédent : l’argent et vous, je vous propose maintenant de découvrir un aspect de l’argent qui vous est sans doute plus familier.
Comme je sais que vous aimez gambader sur le petit chemin de l’intelligence financière, nous allons donc continuer à parler de votre argent, et nous intéresser à l’adage « le temps c’est de l’argent ». Tout le monde connait cette expression, et vous avez sans doute déjà prononcé ces mots en tapotant le cadran de votre montre ou de votre Smartphone.

Le temps c’est de l’argent

Cette expression qui nous viendrait de Benjamin Franklin nous rappelle que le temps bien utilisé permet de réaliser des profits, alors qu’un gaspillage de temps nous amène des pertes.

Aujourd’hui nous allons prendre le problème à l’envers. Loin de moi l’idée de dire que le temps ce n’est pas de l’argent, mais je veux vous ouvrir une nouvelle façon de voir l’argent :

L’argent c’est du temps.

Rien de bien révolutionnaire ici, nous avons juste inversé la formule : le temps correctement investit nous fait gagner de l’argent, mais l’argent nous fait aussi gagner du temps. Pour cela on peut investir dans des outils, une voiture, un jardinier, etc… mais aussi dans des loisirs, des vacances, et bien sûr, notre retraite. Quelqu’un avec suffisamment d’argent a tout le temps qu’il souhaite pour faire ce qu’il veut, il n’est limité que par les contraintes physiques. Quelqu’un qui manque d’argent va, lui, au contraire, manquer de temps car il va devoir échanger son temps contre de l’argent, et donc ne pas pouvoir disposer de ce temps à sa convenance.

Si le temps c’est de l’argent et vice et versa, il est donc assez simple de convertir vulgairement l’un à l’autre. Vous le faîtes déjà, car vous connaissez votre salaire horaire, vous savez donc qu’en travaillant au SMIC (7,39€ net) pendant 35h par semaine vous rapporte environ 1120€ par mois (151h et des poussières).

En général nous allons travailler 5 jours par semaine, et échanger une partie de l’argent que nous avons gagné pour nous divertir le weekend, nous pouvons alors profiter de notre temps pour faire ce que l’on aime (aller au cinéma, manger au restaurant, etc…).

Le salaire net et le salaire réel

Si le temps de travail normal à temps plein est censé être de 35h, il n’est pas rare que pour une raison X ou Y, on soit amené à travailler en fait un peu plus longtemps, d’après une étude du ministère de l’emploi les salariés à temps complet on travaillé en moyenne 39,5h par semaine en 2011.

Si nous travaillons en fait 39,5h par semaine en moyenne, notre salaire horaire n’est plus de 7,39€ de l’heure, mais de 6,55€ de l’heure.

Bien entendu c’est à balancer avec bien d’autre facteur, notamment le nombre de jours de congés payés qui sont du salaire différé, ce qui aura tendance à faire diminuer le chiffre.

Mais quand même vous avez compris la logique : plus je passe du temps à mon travail, moins mon salaire horaire est élevé. C’est ici que nous allons donc introduire la différence entre le salaire net et le salaire réel.

Le salaire réel est votre salaire net en prenant en compte tout le temps que vous investissez effectivement pour faire votre travail, cela comprend donc votre temps de travail normal plus entre autre le temps que vous mettez à vous rendre au travail.

Si vous passez 30 minutes dans les transports chaque jour, et que vous travaillez effectivement 35h par semaine, vous avez investit en fait 37,5h de votre temps simplement pour effectuer votre travail et votre salaire horaire vient donc de perdre quelques centimes.

Mais ce n’est pas tout, parce qu’en plus du temps que nous investissons dans notre travail, nous devons également prendre en compte l’argent investit dans notre travail. Cela pourrait vous étonner de prime abord, mais vous dépensez sans doute plus d’argent que vous ne le pensez pour votre travail : Vous achetez peut être votre nourriture si vous n’avez pas de ticket restaurant, vous payez vos frais de déplacement de chez vous à votre travail (essence + assurance + entretien du véhicule), vous devez acheter des vêtements studieux, et peut être même parfois acheter des médicaments à cause du stress et de la fatigue. Tout cela vous coûte de l’argent et ne fait que diminuer votre salaire réel. Inutile de chercher plus loin ou passe la plupart de votre temps et de votre argent, il se peut qu’il passe tout simplement dans votre travail !

Un petit exercice s’impose, calculez dès maintenant votre salaire réel, soyez aussi précis que vous le souhaitez, vous pouvez calculer le nombre d’heures totales travaillées dans une année, auquel vous allez ajouter votre temps de transport et le temps passé à acheter des vêtements. Ensuite calculez votre salaire net sur toute l’année, et retranchez-y tous les achats que vous avez fait pour votre travail, enfin, divisez le temps total par le salaire total, vous avez votre salaire réel.

Attention, il ne s’agit pas ici de vous faire du mal en voyant un salaire réel trop bas, ni non plus de gonfler les chiffres en y ajoutant des dépenses pas essentiellement lié à votre travail. Soyez honnête avec vous-même ! Calculer  votre salaire réel va vous aider à mieux comprendre votre situation.

La valeur du temps

Avant de continuer, soufflez un bon coup.

Vous avez calculé votre salaire réel, peut être que la première estimation est loin de la vérité, mais ce n’est pas bien grave, vous allez affiner ce chiffre plus le temps passe.

Je vous ai dis plus haut que l’argent c’est du temps, et grâce à votre salaire réel, vous pouvez maintenant savoir combien de temps de votre vie vous coûte chaque dépense que vous faîtes, mais également, combien de temps vous gagnez avec chaque économie.

Si mon salaire réel est de 6€ de l’heure, alors, un iPad à 600€ s’échange contre 100h de ma vie. Est-ce que vous souhaitez toujours acheter un iPad en sachant qu’il vous faudra travailler 100h pour vous le payer ? Ne préférez-vous pas investir votre temps dans autre chose que dans un iPad ?

Peut-être que vous avez envie d’un iPad, dans ce cas là, travailler 100h pour l’obtenir vous paraîtra peut être normal, et si vous ne regrettez pas votre achat, alors vous aurez fait un bon investissement. Si par contre vous avez acheté un iPad sans trop de conviction et qu’il termine dans un placard, alors vous avez probablement fait don de 100h de votre temps à Apple.

N’oubliez jamais que lorsque vous achetez à manger, un livre ou un iPad, vous avez échangé du temps de votre vie contre un produit de première nécessité, un produit de confort ou un produit de luxe.

Rappelez vous que nous sommes sur la route de l’indépendance financière, nous voulons atteindre cette indépendance le plus vite possible afin de nous libérer des contraintes qu’amènent le manque d’argent et donc la perte de temps. Nous voulons à défaut de pouvoir récupérer notre temps, économiser le temps qu’il nous reste, et l’utiliser pour faire ce que nous voulons.

Et donc le nouvel exercice sur lequel vous allez travailler va être simple et devrait vous paraître tout à fait logique après l’explication précédente : vous allez devoir gagner du temps.

Premièrement, je vous conseille de reprendre votre tableau de dépenses et d’y inscrire quelque par votre salaire réel, et de convertir toute vos dépenses en heure de travail au salaire réel : 60€ de courses, c’est 10h de travail à 6€.

Une fois fait, vous allez indiquer pour chaque dépense un petit symbole à côté illustrant si vous pensez que vous dépensez trop de temps pour cette dépense ( inscrivez par exemple -), pas assez de temps (inscrivez un +) ou bien suffisamment de temps ( inscrivez 0).

Encore une fois, prenez le temps nécessaire pour annoter tout vos tableaux et soyez toujours honnête avec vous-même. Ces quelques annotations paraissent peut être anodine pour le moment, mais après avoir annoté 2 ans de dépenses, vous allez sans doute commencer à comprendre où disparaît votre argent.

Vous pensiez au début que dépenser 60€ dans des vêtements chaque mois vous rendait heureux, mais au final, vous vous rendez compte que c’est 10h chaque mois que vous utilisez pour renouveler votre garde robe. En fait un peu plus de 10h, car vous avez passé, gratuitement, 1h dans le magasin et 1h sur la route avant même d’avoir dépensé vos 60€.

Vous allez aussi découvrir qu’en changeant de forfait de téléphone, vous pouvez économiser 10€ par mois, et donc gagner du temps, que vous pourrez utiliser pour autre chose que de financer un opérateur de téléphonie.

Pour atteindre l’indépendance financière, mais surtout utiliser votre temps pour votre propre bonheur, chaque dépense compte, ne prenez pas ça à la légère car vous avez ici la base de l’indépendance financière.

Après quelques articles qui, je l’espère, vous auront fait prendre un peu de recul sur le temps et l’argent, je vais commencer à vous parler de choses plus terre à terre, et le prochain article sera consacré à la question des intérêts composés et à la valeur temps de l’argent. Ces deux concepts fondamentaux de la finance vont nous servir de base pour commencer à bien utiliser les économies que vous allez commencer à faire dans les mois qui viennent.

N’hésitez pas à revenir aux premiers articles pour reprendre du recul, et également à approfondir le sujet, vous trouverez des tonnes de documents sur la question de l’argent et du temps sur internet et dans les bibliothèques. Il y a encore beaucoup à dire sur la question.

Crédit photo : Time Is Money par Rexem sur DevianART

L’argent et vous.

L’argent et vous.

J’ai débuté ce blog en vous expliquant grosso modo ce qu’était l’indépendance financière, et il y a fort à parier qu’après la lecture de l’article, vous vous êtes posés plusieurs questions sur comment atteindre cette indépendance, et comment diable cela est possible pour vous alors que vous n’avez pas, ou peu, d’économies. Pour cela, nous allons devoir travailler sur la première étape vers l’indépendance financière : vous faire atteindre l’intelligence financière afin de mieux comprendre l’argent et ce qu’il représente, et ensuite, vous faire changer votre relation à l’argent afin de libérer votre esprit.

Cet article s’inspire d’un passage du livre « Your Money or Your Life » (« Votre vie ou Votre argent » en français) par Joe Dominguez. Si vous voulez en savoir plus sur l’indépendance financière, je vous conseille de vous procurer ce livre. Il est cependant assez difficile à trouver en français.

L’argent sous tous ses aspects

Bien que vous utilisiez votre argent quotidiennement, il se peut que vous ne connaissiez l’argent que par certains de ses aspects. Nous pouvons observer l’argent selon plusieurs points de vues. Nous allons ici prendre les trois façons les plus courantes de considérer l’argent.

L’aspect matériel

Le premier niveau d’observation de notre argent est le niveau matérialiste, c’est la relation la plus directe que nous avons avec notre argent. A ce niveau, nous côtoyons l’argent en tant que pièce de monnaie, billets, comptes en banque, en tant que  nombre de zéro sur les chèques, nos feuille de paies, nos cotisations sociales, nos impôts, notre retraite, notre assurance santé, mais aussi la façon dont nous gérons notre argent, la façon que nous avons de l’économiser ou de le dépenser. C’est aussi tout notre apprentissage autour de l’argent : connaitre la différence entre un PEL et un CEL, entre un compte épargne et un compte chèque, ou bien quel est le plafond de votre PEA. A ce niveau, nous observons donc toutes les transactions, tous les moyens de gagner notre argent, de l’épargner ou de le dépenser, du début de votre vie jusqu’à sa fin.

C’est aussi au niveau matérialiste que nous retrouvons le plus de conseils pour devenir riche, de livres pour améliorer vos finances personnelles, et de conseillers financiers intéressés par les frais de banque qu’ils pourront retirer de votre cagnotte, des fascicules pour vous aider à remplir votre déclaration de revenus…

Malheureusement, c’est aussi le domaine de la majorité de vos problèmes d’argent, vos comptes à découvert, vos crédits à la consommation, et toutes les solutions que vous avez essayé d’y appliquer avec plus ou moins de réussite (se faire prêter de l’argent, travailler plus pour gagner plus, jouer au loto ou bien même la paire de chaussure que vous vous êtes achetée pour oublier).

L’approche matérialiste est celle que j’ai prise quand je vous ai présenté la façon courte d’atteindre l’indépendance financière : la règle des 25.
Si j’ai choisi cette approche, c’est parce qu’elle est plus parlante pour tout le monde. Mais à elle seule, elle est insuffisante, parce que la majorité d’entre nous a suffisamment de connaissance à ce niveau pour se débrouiller un minimum. Et pourtant, les inégalités sont énormes entre les plus riches et les plus pauvres d’entre nous. Il y a donc d’autres aspects de l’argent nécessaires à connaître pour atteindre notre intelligence, puis indépendance financière.

L’aspect émotionnel

Éloignons-nous un peu de notre tirelire pour nous attarder sur le côté émotionnel de l’argent.
Nous transportons tous un bagage émotionnel relié à l’argent. Pour certains, ce bagage est tellement lourd qu’ils tombent en dépression, divorcent, ou même se suicident. Rendez-vous compte qu’une chose aussi simple que l’argent peut faire basculer des vies et transmettre des émotions.
Vous avez sans aucun doute déjà vu quelqu’un pleurer, de joie ou de peine, pour de l’argent. Des gens se battre pour de l’argent, voire même des couples se former pour de l’argent.

C’est à ce niveau que l’on commence à voir de grosses disparités face à l’argent : des gens y sont très sensibles, d’autres beaucoup plus rationnels arrivent à maitriser ces émotions. Il serait faux de croire que seuls les pauvres se laissent dominer par leurs émotions. Des gens qui possèdent beaucoup sont parfois beaucoup plus soumis qu’une famille modeste. D’ailleurs, lorsque la Française Des Jeux remet un prix important, elle dispense des cours aux heureux gagnants, d’une part pour les aider à gérer cet argent (approche matérialiste) mais aussi à gérer leurs émotions.

Nous sommes tous inégaux face à ce niveau émotionnel. Chaque personne développe des sentiments et des comportements différents comme la haine de l’argent, l’amour de l’argent, l’indifférence, l’avarice, la générosité, la vanité… Certains sont impulsifs, d’autres prudents avec leur argent, la perte de 1000€ au casino sonne la fin de la vie des uns, alors que d’autres frémissent à peine après avoir vu leur portefeuille boursier diminuer de 100 000 euros.

Vous avez construit votre relation émotionnelle et vos sentiments envers l’argent tout au long de votre jeunesse puis de votre vie d’adulte. Vous avez peut être acquis une certaine sagesse au fil des années. Vous pourrez remarquer que vous n’avez sans doute pas les mêmes sentiments que vos amis face à l’argent, certains s’estiment riches, d’autres pauvres, vous êtes dans la moyenne. Certains en parlent ouvertement, d’autres se fâchent en entendant le mot. Quoi qu’il arrive, plus un repas s’éternise, plus il y a de chances que la question de l’argent apparaisse, et chacun y va de son sentiment. En général, que l’on aime ou haïsse l’argent, nous passons le plus clair de notre temps à en parler, c’est dire à quel point nous y sommes attachés.

D’ores et déjà, vous devez essayer de vous remémorer toute votre expérience émotionnelle avec l’argent. Commencez par la relation de vos parents avec l’argent puis passez ensuite à la vôtre. Essayez de vous souvenir si vous vous trouviez pauvre quand vous étiez jeune ? Est-ce que vos camarades avait plus de choses que vous ? Est-ce que vos parents vous offrez ce que vous vouliez ? Ou bien ne le pouvaient-ils pas par manque d’argent  ? L’argent était-il tabou dans votre famille ou bien un sujet libre ? Est-ce qu’il entrainait des disputes intempestives ou la calme régnait dans la maison ? Comment vos parents parlaient d’argent ? Et aujourd’hui, comment s’appliquent les même questions à votre situation personnelle ?

Vous seriez surpris de découvrir votre relation à l’argent. Beaucoup de gens passent de longues minutes à parler ou à penser à leur argent chaque jours, certains y consacrent des heures, des couples proches du divorce pourraient écrire des livres entiers pour expliquer leur haine de l’argent et de ce qu’il cause à leur couple. Prenez le temps de faire cette rétrospective, ça pourrait vous aider à vous rendre compte du temps et de l’énergie que vous consacrez à l’argent.

Le mysticisme de l’argent

Si on prend un peu plus de recul sur toutes ces émotions que procure l’argent, nous pouvons apercevoir plusieurs mythes qui se sont construits au fil du temps autour de notre argent. Ces mythes sont fortement ancrés dans notre société, si bien qu’ils arrivent à faire plier bon nombre de personnes. Bien sûr, après avoir lu les quatre exemples que j’ai choisis, vous allez me dire que ce ne sont pas des mythes, mais des faits, mais avant de réagir au quart de tour et bondir de votre chaise, réfléchissez-y. Bien sûr, il y a une part de vrai dans ces affirmations, mais ce ne sont pas des faits, seulement des croyances que beaucoup partagent et n’osent pas remettre en question.

L’argent me procure de la sécurité, et sans mon argent, je suis en danger !

Pensez-vous vraiment que l’argent a un tel pouvoir qu’il vous permet de rester en sécurité quoi que vous fassiez ? Steve Jobs, milliardaire bien connu, possédait au moment de sa mort plus de 7 milliards de dollars et était la 39ème personne la plus riche de cette planète. Avec tout cet argent, vous pourriez bien sûr garantir la sécurité et la santé de nombreux enfants dans des pays dévastés, mais cette somme n’a pas suffit à guérir le cancer dont souffrait Steve Jobs. Votre argent n’a pas le pouvoir de vous protéger, vous pourriez vous envelopper totalement dans des rouleaux de billets de banque, vous ne seriez pas plus en sécurité. A vrai dire, je suis sûr que vous avez déjà eu peur de vous faire voler votre argent, vous évitez sans doute d’en prendre trop avec vous, vous prenez des assurances sur votre carte de crédit mais vous avez quand même peur de la perdre ou vous la faire voler. Plutôt que de vous faire vous sentir en sécurité, voila qu’il vous procure des sueurs froides. Ce qui vous maintient en sécurité, ce sont vos actions, vos gestes. Voyez l’argent comme un moyen de concrétiser vos choix en matière de sécurité : si vous faîtes du vélo, vous allez vous protéger avec un casque, pas avec une liasse de billets, et c’est votre décision de vous acheter un casque qui pourrait vous sauver.

L’argent fait le bonheur !

S’il est une croyance bien tenace, c’est bien celle-ci. On dira souvent que l’argent n’a pas d’odeur, sauf à partir d’un million d’euro, qu’il ne fait pas le bonheur, mais que quand même, ça aide. Vous avez d’ailleurs sans doute votre idée sur la question, tout le monde a son idée sur la question. Généralement, on pensera que pour notre bonheur il nous faudrait plus d’argent, on pourrait se payer ce que l’on veut, on serait heureux. Il est assez drôle de remarquer que peu importe les revenus et le patrimoine d’ue personne, elle pense toujours qu’il lui en faudrait plus. Posez la question autour de vous, combien de personnes pensent avoir assez d’argent pour satisfaire tous leurs besoins et faire leur bonheur. Vous allez vite vous apercevoir que la personne au SMIC et le cadre manquent tous les deux d’argent et qu’il leur en faudrait plus. La personne au SMIC se serait contentée du salaire du cadre, pourtant celui-ci pense qu’il lui faudrait le salaire d’un cadre supérieur. Il y a sans doute un moment où cela s’arrête. Je doute que Zlatan Ibrahimovic ait besoin d’un plus gros revenus (14 millions d’euro net par an), mais la majorité d’entre nous ne sait finalement pas à combien s’achète le bonheur. En fait, c’est une question piège, le bonheur ne s’achète pas.
Le bonheur s’acquiert quand on réalise ses rêves, que l’on rencontre ses objectifs, que l’on passe du temps avec sa famille, que l’on pratique des activités que l’on aime… Il y a mille et une façons d’atteindre le bonheur, et tout le monde peut atteindre le bonheur, croyez moi !
L’argent vous permet d’échanger avec les autres individus, ça s’arrête là. Si vous n’admettez pas ça, vous aurez du mal à être heureux, car l’argent ne vous aidera pas à l’être, et plus vous vous reposerez sur lui, plus vous serez malheureux.

L’argent c’est le pouvoir !

En ces temps de crise et de corruption, je vais avoir du mal à vous faire changer d’avis sur celui là, mais essayons quand même. L’idée ici est de prendre le problème à l’envers.  De nombreuses personnes utilisent l’argent pour parvenir à leurs fins, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Plus une personne a de l’argent, plus elle a de moyens de faire plier le reste du monde. Pourtant, il existe de nombreuses personnes qui arrivent a avoir une énorme influence en n’utilisant pourtant pas l’argent comme levier. Vous connaissez surement de nombreux exemples de personnes qui ont changé le monde simplement par leur intelligence, leur charisme, leur message, leur vision, il suffit d’ouvrir un livre de citations ou de parcourir une bibliothèque pour voir que des milliers de noms ont traversé l’histoire et gardent un fort pouvoir sur notre société, alors que ces personnes sont mortes. Ce qu’il est important de se rappeler, c’est qu’un message fort a un pouvoir beaucoup plus fort qu’un gros compte en banque. Si vous comprenez ceci, alors vous avez définitivement retiré tout pouvoir à l’argent.

Sans argent, je ne suis rien !

Ce mythe est terrible ! Rendez vous compte, il est communément admis dans notre société que si l’on n’a pas d’argent, on est un moins que rien, que si l’on n’a pas de Rolex à 50 ans, on a raté sa vie, et que si l’on n’a pas d’argent, on devient un marginal. J’ose espérer que bon nombre d’entre vous se rend compte de la stupidité de ce mythe. L’argent ne fait pas de nous de meilleures personnes ! C’est notre expérience, nos valeurs, notre éthique qui nous modèlent. Pas la peine de porter du Dior et de rouler en Mercedes pour être quelqu’un. J’ai d’ailleurs peu de considération pour les personnes qui pourraient penser cela. Ne cédez pas à la pression sociale, si vous êtes quelqu’un de bon, alors même sans le sou vous serez une formidable personne ! L’argent nous permet de survivre, voire de vivre dans le confort, tout le reste n’est que pacotille, le dernier gadget à la mode ou la plus belle robe du centre commercial ne sont que des objets de luxe, qui ne vous rendent pas meilleurs. Si vous pensez que vous avez absolument besoin d’un iPod parce que le reste du monde en a un, vous faîtes fausse route. Vous avez le droit d’avoir un iPod, c’est un gadget de bonne qualité, il n’y a aucun mal à en posséder un, mais vous devez vous acheter un iPod parce que vous appréciez ses fonctionnalités, pas parce que le reste du monde en a un. Si vous cédez aux pressions de la mode, vous allez vous retrouver avec un tas d’objets inutiles, vous ne serez pas plus heureux, et en plus le monde change tellement vite que vous allez vous épuiser et vous ruiner à essayer de plaire à des gens que vous n’aimez même pas.

L’argent c’est le mal !

Vous pourrez trouver de très nombreux articles sur internet qui réfutent ce mythe, la plupart des blogs et livres qui vous expliquent comment vous enrichir ont au moins un paragraphe sur le sujet. Pourtant, malgré le nombre de personnes qui en parle, c’est tout de même le mythe le plus ancré dans notre société. Une partie de cette croyance nous vient de la religion judéo-chrétienne, la morale voulant que l’avarice soit un péché alors que la pauvreté représente la pureté morale. Une autre partie nous vient des idées qui ont germées à la fin du 19ème siècle, avec le communisme et le socialisme. Vous avez peut-être vous-même l’impression que l’argent a une morale, qu’il pervertit, qu’il corrompt, et vous préféreriez une société sans argent, et tout ce qui se passe autour de vous a tendance à vous conforter dans cette croyance. Pourtant, l’argent n’est qu’un système permettant d’échanger, il n’a ni but, ni morale, ni valeurs, c’est une création de l’homme qui lui permet de se faciliter la vie. Il y a 4000 ans, sans argent, l’homme troquait. Aujourd’hui, comme nous ne pouvons pas troquer notre temps de travail au bureau contre un poulet rôti, nous devons utiliser de l’argent.
Que se passerait-il si tout le monde prenait un peu de temps pour réfléchir à ce qu’est réellement l’argent, est-ce qu’il aurait autant de pouvoir ? L’argent vous permet de concrétiser ce que vous souhaitez, si vous souhaitez faire le bien, alors l’argent vous permettra de concrétiser cela. Si  vous souhaitez le mal, il vous y aidera aussi (ne le faites pas, s’il vous plaît).
Ne faîtes pas l’erreur de déporter la responsabilité de certaines personnes sur l’argent, gardez en tête que ce sont les individus qui sont bons ou mauvais, pas leur argent. N’oubliez pas non plus que de nombreuses personnes chaque années offrent leur argent pour faire le bien, pour permettre à des enfants de partir en vacances, de se soigner, de manger et d’apprendre à l’école, c’est grâce à leur générosité que ces enfants peuvent être heureux et en bonne santé. L’argent ici n’a rien fait de mal ou de bon, il s’est contenté de passer d’un compte en banque à un autre, des 7h de travail quotidien d’un père de famille au compte en banque d’une organisation non gouvernementale jusqu’à une école ou une épicerie au Gabon.

L’aspect culturel

Une fois que l’on a fait le tour des émotions que nous procure l’argent, nous pouvons à nouveau nous éloigner pour voir le tableau dans son ensemble. Nous allons nous intéresser à l’aspect culturel de l’argent. Et je vais commencer par une petite question : vous êtes vous déjà demandés ce qui donne sa valeur à l’argent ? Si vous avez fait un petit peu d’études en économie, vous connaissez la réponse : C’est la confiance de chacun de nous en l’argent qui définit sa valeur. Rendez-vous compte, que cette pure invention humaine qu’est l’argent n’a pour unique valeur que la confiance que tout un peuple lui donne. Prenez un euro, allez en Patagonie, et tous le monde vous regardera avec des gros yeux. Votre euro n’a de valeur qu’auprès des gens qui lui accordent de la valeur, pour tous les autres, c’est un rond en métal sans valeur. Rendez-vous compte, aussi riche que soit l’oncle Picsou, si Donaldville décide que dorénavant ce sont les ronds de serviette qui doivent servir de monnaie, celui-ci est ruiné.

Au delà de cette confiance implicite et commune à l’argent, nous avons aussi construit toute une symbolique autour de cet argent, nous pouvons le retrouver dans la pop culture, la musique, le cinéma, l’art en général, nous connaissons les symboles de plusieurs monnaies, et avec la mondialisation, nous connaissons même énormément de choses sur le dollar américain, ce qui est injuste sachant que les billets et pièces de monnaie en dollar Canadien sont vraiment originaux (depuis peu, les billets sont en plastique avec une partie transparente !) .

L’argent a donc plusieurs histoires et plusieurs cultures, ce qui rend chaque monnaie très différente. Et pourtant, nous partageons tous plus ou moins ce culte de la consommation. Nous sommes gâtés en ce moment, car la crise force les politiciens à nous offrir un maximum de moyens de consommer. Ils impriment de la monnaie (bien que cela soit bien plus complexe que cela), et font en sorte que les crédits coûtent moins cher en intérêts, ils fabriquent de l’inflation, si bien que les produits sont moins chers aujourd’hui que demain, ils nous incitent à débloquer notre épargne pour acheter une nouvelle voiture, et reprennent l’ancienne contre de l’argent. Si personne ne consomme, nous sommes fichus, notre système social s’effondre, et c’est la catastrophe. En tout cas, c’est ce que l’on entend. Si le politicien ou le technocrate annonce que le coût de la vie augmente, on se sent d’un coup plus pauvre, si par contre il annonce que tout va mieux, on se sent revivre. Réfléchissez un petit peu, prenez du recul, comment vous sentiez vous avant la crise quand vous n’entendiez pas que tout va mal chaque jour ?  Il est fort probable que votre pouvoir d’achat n’ait que modestement varié depuis 2008, pourtant, tout va de plus en plus mal, la confiance diminue, et on se plaît à dire que c’était mieux avant. Si demain, le président de la république annonce des mesures qui redonnent de la confiance aux français, l’économie pourrait repartir, tout simplement parce que l’ensemble des français aura repris confiance.

Il vous faut prendre énormément de recul sur tout ça, la santé économique du pays doit simplement vous indiquer que vous devez changer un petit peu vos habitudes, mais ne doit pas vous changer votre état d’esprit. Retenez que peu importe la situation, pour la plupart des gens, rien n’a vraiment changé.

Enfin l’argent fait partie de notre vocabulaire, nous avons plusieurs mots pour parler d’argent, et nous avons également plusieurs expressions pour permettre de dire que l’on en gagne un paquet. Ironiquement d’ailleurs, quand on va travailler, on dit que l’on va gagner sa vie, tout en donnant 35h par semaine de son temps à son employeur plutôt qu’à sa famille. Autrefois nous gagnions notre pain, cela avait déjà un peu plus de sens.

Nous avons avec le temps développé un amour fou pour la consommation, certains diront qu’on est dans une société ultra consumériste et se feront taxer d’alternatifs, mais ont-ils tort ? La majorité des habitants des pays occidentaux consomment en une année ce que certains africains ne connaîtront pas en une seule vie. Nous voulons toujours plus sans savoir pourquoi, nous évitons d’épargner ou de capitaliser afin de vivre à fond notre vie, pourtant nous passons la majorité de notre vie à travailler et à creuser notre tombe.

Drôle de culture que la nôtre !

Atteignez dès à présent l’intelligence financière !

Pour seulement 36 paiements de 32€… Hum, non, désolé, l’intelligence financière, ça ne s’achète pas, ça se travaille. Il va vous falloir vous poser beaucoup de questions, redéfinir ce que représente l’argent pour vous et peut-être faire table rase de votre passé sulfureux. Cela ne devrait pas vous demander un gros effort ni de gros sacrifices et pourrait vous aider à mieux vivre. Pour vous aider à atteindre cet objectif, je vous propose quelques petits exercices très simples, que je vous encourage à faire. Soyez honnête avec vous-même, sinon cela ne marchera pas. N’ayez pas peur des résultats, restez positif et visez un meilleur futur, pas la peine d’avoir des regrets ou des remords. Trouvez vous une balle en mousse pour vous déstresser en cas de besoin. Vous pouvez éventuellement patouner votre chat ou gratouiller les oreilles de votre chien si vous n’avez pas de balle en mousse à disposition.

J’ai décidé de m’inspirer pour les trois conseils suivants du livre de Joe Dominguez, vous retrouverez ces étapes quasiment à l’identique mais plus détaillées dans son livre. J’ai trouvé ces trois premières étapes très pertinentes, c’est pour ça que j’ai choisi de vous les partager ici. J’aurai l’occasion d’approfondir ces points dans de prochains articles si le besoin s’en fait sentir.

1ère étape : Faites le bilan de tout ce que vous avez gagné jusqu’à présent.

C’est la première étape pour atteindre l’intelligence financière, tout ce que vous avez lu jusqu’à présent va vous permettre de remettre en question la place de l’argent dans votre vie, de vous libérer de vos démons, mais avant cela, il vous faut faire une petite rétrospective de votre passé.
Si vous êtes jeune comme moi, vous n’aurez pas trop de mal à faire l’addition de tout ce que vous avez gagné jusqu’à présent. Mais même si vous ne travaillez que depuis quelques années, vous allez devoir retrouver l’ensemble de vos gains, que ce soit gains au jeux, cadeaux, intérêts de votre livret A, salaires du petit job d’été, l’argent gagné au noir, vous devez tout comptabiliser. Prenez les temps qu’il faut, mais soyez le plus précis possible, car si vous prenez la première étape à la légère, vous allez peut être manquer le petit détail qui fera toute la différence.Prenez le temps qu’il faudra, vous n’êtes pas pressé.

Une fois que vous avez acquis un chiffre, vous pouvez le mettre à jour autant de fois qu’il vous plaira, plus vous gagnerez en précision plus cela pourrait vous aider.
Maintenant que vous avez ce chiffre, vous êtes en face de tout ce que vous avez gagné jusqu’à présent, cette somme pourrait être plus grosse que vous ne le pensiez, ou au contraire bien trop petite. Quoi qu’il arrive, je vous rappelle que vous vous devez de presser la petite balle en mousse plutôt que de chercher à vous en vouloir ou à en vouloir au monde, notre but ici c’est d’avancer, et ce sont les derniers instants où nous regardons en arrière. Cela nous conduit donc à la seconde étape.

 2nd étape : Calculez ce qu’il vous reste.

Celle-ci pourrait être plus douloureuse que la première. Donc on hésite pas à se rappeler que l’on fait tout ça pour avancer, on patoune le chat, on respire, tout va bien.

Nous allons ici calculer ce que l’on appelle notre valeur nette. La valeur nette, c’est la somme de vos actifs auquel on soustrait votre passif. En clair, les actifs, c’est tout ce que vous possédez, le passif, c’est ce que vous devez. Il existe plusieurs sortes d’actifs, il y en à des liquides, c’est l’argent facilement accessible, et des immobilisés, c’est l’argent que vous pourriez tirer de quelque chose (par exemple une maison ou une voiture), n’hésitez pas à parcourir l’argus ou les offres immobilière autour de chez vous. Vous pouvez classer vos actifs par ordre de liquidité, c’est à dire l’argent le plus facilement accessible (votre compte chèque) en premier, jusqu’à votre résidence principale si vous en avez une. N’hésitez pas à ajouter tout ce qu’il vous passer par la tête, y compris de l’argent que l’on vous doit. Pour le passif, vous devriez y trouver tout vos crédits, ce qui devrait être plus simple à comptabiliser.

Pas la peine ici de faire un bilan comptable complexe, contentez vous de faire des additions. Une fois que vous avez votre liste d’actifs et de passif, vous pouvez soustraire le passif à l’actif et vous aurez votre valeur nette.

Le chiffre qui en résulte pourrait vous surprendre, en bien ou en mal. Il est fort possible qu’il soit négatif, cela veut dire que vous vivez au dessus de vos moyens, il pourrait être neutre, ce qui veut dire que vous n’épargnez pas, ou bien il pourrait être fortement positif, ce qui est une bonne nouvelle.

Quoi qu’il arrive, on déstresse, il était important de calculer ce chiffre, vital même : vous devez savoir où vous en êtes ! Peut être que vous ne vous étiez pas vraiment rendu compte de votre situation financière, malgré vos efforts constant, vous êtes proche d’une valeur nette négative…

Pour savoir ce qui nous a conduit là, nous devons terminer notre rétrospective avec cette troisième étape

3ème étape : Calculer vos entrées et sorties d’argent.

Cette étape ne devrez pas vous être inconnu, il s’agit tout simplement de faire vos comptes. Je veux que vous preniez les transactions que vous avez effectué ces derniers mois (commençons avec 3 puis étendons à 6 voir 12 si vous avez besoin de savoir) et que vous en fassiez de jolies tableaux. Pas la peine ici d’utiliser de grands logiciels complexe, vous pouvez utiliser Excel, voir même, un cahier tout bête.

Pour construire notre tableau, nous allons commencer par les rentrées d’argent, utilisez une ligne pour chaque type d’entrée d’argent, peu importe la source, qu’elle soit légale ou illégale, que cela soit une allocation ou un salaire, nous ne sommes pas ici pour juger la provenance de votre argent. Quand vous avez terminé la liste, ajoutez une ligne pour y inscrire le total de vos revenus.

Une fois la liste des revenus faîtes, nous pouvons passer aux dépenses. Ici aussi, nous allons détailler nos dépenses avec le plus de précision possible. Encore une fois, nous ne sommes pas là pour vous juger, alors ne vous mentez pas, inscrivez TOUT. Vous pourrez toujours manger votre cahier à la fin de l’exercice si vous avez des choses à cacher.

Il est très important d’être honnête avec vous même, vous ne devez pas succomber à votre sub-conscient quand il vous dit que telle ou telle dépense n’est pas importante et qu’il n’est pas utile de la noter. Nous allons quand même vous épargner d’inscrire la totalité de votre liste de course dans le tableau, car cela pourrait prendre un certain temps, vous pouvez simplement catégoriser vos dépenses sous forme de hiérarchie. Par exemple catégorie Alimentaire ou bien Crédits ou encore Entretien de la maison, puis en dessous de ces catégories, les sous catégories : Légumes, viandes, crédit auto, eau de javel.

Vous pouvez adapter le tableau à votre convenance, néanmoins gardez ces deux règles à l’esprit quand vous listez vos dépenses :

  • Vous n’arrondissez jamais le montant, je veux tout au centime près ! Vous pouvez arrondir à l’unité les sous catégories, mais au centime pour les catégories.
  • Vos catégories doivent être les plus précises possible : Si vous listez toutes vos dépenses sous la catégorie « dépense » vous n’avez pas compris l’exercice.

Soyez précis parce que ce que nous faisons ici est sérieux, vous vous devez à vous même d’être précis, vous devez savoir pourquoi votre argent semble disparaitre, et ce, au centime près !

Reproduisez le tableau jusqu’à la date qu’il vous plaira, mais ne remontez pas à plus d’un an. Il est inutile de remonter trop loin, ces 12 derniers mois devraient être un très bon indicateur de vos habitudes de dépense, et sur la moyenne de vos revenus sur une année.

Cette troisième étape est la plus importante des trois, il s’agit ici de vous faire comprendre pourquoi malgré ce que vous avez gagné à l’étape 1, il ne vous reste que ce que vous avez à l’étape 2. Vous allez voir qu’une partie de cet argent a servit à vous loger et à vous nourrir, ce qui est indispensable, et considéré comme des dépenses de survies, mais aussi qu’il a servit à bien plus que cela, et ce sera l’objet de bien d’articles.

Nous n’allons pas en rester là avec cette étape 3 : A partir de maintenant, pendant quelques heures une après midi vous ferez le bilan du mois précédent. Vous le ferez quoi qu’il arrive, et peu importe l’évolution de vos dépenses et de vos revenus. Vous découvrirez au fil du temps pourquoi ce tableau est important et comment il va vous permettre de changer votre vie.

Attention ! Je ne veux pas vous surprendre en train de faire un budget, il ne s’agit pas de ça, un budget sert à planifier l’avenir, c’est quelque chose de très différent, c’est aussi très contraignant à faire, et peu de monde respecte un budget. Si vous souhaitez en faire un, faites le, tout ce que je vous demande, c’est de faire votre bilan du mois précédent.

Félicitations !

Bravo ! Vous êtes arrivés au bout de cet article ! Cet article est très long, mais je pense qu’il est très important, j’ai essayé de transmettre ici ma vision de l’argent, une vision qui me permet de me sentir à l’aise chaque jour, qui me permet de ne pas me lever et me coucher en pensant à l’argent, qui me permet aussi d’avoir du recul en cas de problème et de voir l’avenir plus sereinement.

Il vous faudra peut être plusieurs jours, semaines ou mois pour bien comprendre ce qu’est l’argent, mais vous en sortirez grandi. Suivez les trois étapes avec sérieux, c’est très important, et quand vous vous sentirez à l’aise, vous pourrez passer au prochain article que je vous réserve, et qui vous montrera que l’argent a encore une face caché qu’il vous faut découvrir. J’ai préféré consacrer un article à part à cette dernière notion car nous avons déjà atteint plus de 5000 mots pour celui-ci, et je sais que vous avez besoin de repos. Quand nous aurons dépassé les premières étapes, qui posent toutes les bases de l’indépendance financière, nous pourrons passer à des articles plus court. J’espère néanmoins que cet article vous aura plus.

En attendant, relâchez l’oreille du chat !